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Gratien LEBLANC

Gratien Leblanc (1904 – 1993)
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Gratien LEBLANC

Né à Castres en février 1904, au gré du cheminement de son père ingénieur à la compagnie des chemins de fer du midi.

Sa famille était d’origine picarde, moyenne bourgeoisie, propriétaires terriens et officiers ministériels.

Lui, opta pour la carrière de professeur où il s’illustra au plus haut niveau pendant plus de 40 ans, de 1928 à 1969.

Arrivé à Toulouse en 1909, il suit le cursus traditionnel à Fermat jusqu’au baccalauréat en 1922, puis étudiant à la faculté des lettres 1922-1928, il est attiré par l’histoire, la géographie et l’art ; agrégé d’histoire (1928). Diplômé d’archéologie, il présenta au D.E.S (diplôme études supérieures) un mémoire (225 pages) sur la géographie de Toulouse.

Après 7 ans à Carcassonne, il enseigna en lettres supérieures à Fermat, dans les classes préparatoires :

  • Institut agronomie
  • Ecoles agricultures
  • Ecole Saint Cyr…
  • Mais aussi à la faculté de lettres et titulaire de la chaire d’histoire de l’art à l’école d’architecture.

Enseignant remarquable, passionné, mais rigoureux, il prônait la dissertation en 3 parties !

Officier des palmes Académiques (1970),
Chevalier de la légion d’honneur.

Il a laissé de remarquables écrits sur les abbayes cisterciennes. Il étudia les abbayes de l’ordre de Cîteaux, Bonnefont, Berdoues, Goujon et Gourdon. En outre il publia sur le labyrinthe de la cathédrale de Mirepoix et les Granges de Lassale, Foncalvi.

Il avait eu comme professeur le savant historien Léon Dutil, dont il fit l’éloge funèbre en 1980.

Un ouvrage sur la vie à Toulouse, il y a cinquante ans, paru en 1978.

A propos du médailler de l’Académie, une étude « le petit paysan et ses 60 000 pièces d’argent ».

Son enseignement, ses écrits, surtout des articles consacrés au patrimoine, sont la base d’un engagement pour sauvegarder ce patrimoine ; Comme ce fut le cas pour des remparts avec les 4 tours du faubourg Saint Cyprien (suite en 1985 à son article de 118 pages).

Dès l’âge de 22 ans, il s’est impliqué dans la défense du Pont Neuf et de l’Hôtel Dieu ; il a plus tard contribué à la restauration de la façade de l’Hôtel Dumay, pugnacité pour l’aménagement de l’ancien hôpital Larrey, il s’engagea dans la défense de Saint Sernin…

Dans le monde associatif plus particulièrement pendant sa retraite ; il a œuvré et présidé les 3 grandes associations toulousaines.

  • Les Toulousains de Toulouse, Membre en 1942
  • Académie des Sciences Belles-Lettres, président de 1978 à 1980
  • Société archéologie titulaire 1949, directeur de 1959 à 1988 et président de 1988 à 1990

Sa vie est imbriquée très largement à Toulouse, cette ville où il a étudié, enseigné, vécu, contribué à la vie culturelle et surtout obtenu des succès dans la difficile préservation du patrimoine.

Cet homme malicieux, mais affable, s’est engagé jusqu’à la fin en 1987, lors du creusement de la station de métro Capitole, il intervint pour sauvegarder une tour et l’enceinte.

La ville de Toulouse a bénéficié de ses actions  merci à lui !

Il s’est éteint le 21 Décembre 1993, dans sa maison au 14 Rue Franc où il habitait depuis son mariage en 1929, avec Marie-Louise Sérié, dont le père était Maire de Tréziers, près de Mirepoix.

L’Académie du Languedoc perpétue son souvenir en attribuant depuis 2000, un prix d’histoire Gratien Leblanc.

Dans les quartiers où il a contribué largement à sauvegarder des vestiges culturels, la ville pourrait baptiser une rue Gratien Leblanc, pour perpétuer son souvenir.

Henri COUSSE
Président de l’Académie du Languedoc.

André GASTOU

André GASTOU (1911 – 2016)
Poète  et  Artiste-Peintre  du  Languedoc

Vie privée

Né à Gaillac dans le Tarn le 23 Décembre 1911 .
Marié avec Augustine, fille de Jean AMIEL, écrivain et journaliste dans le département de l’Aude.
Père de deux enfants : François-régis et Régine-Marie .
Il vit à Toulouse depuis sa prime enfance et fait ses études (Ecole BERTHELOT 1925) dans cette même ville.
Il a vécu, jusqu’à son décès en 2006, dans la résidence qu’il avait fait construire en 1954 donnant sur les bords de la Garonne, 248 avenue de Muret à TOULOUSE, dans le quartier Saint-Cyprien.

Sa vie professionnelle

Elle s’est déroulée également à TOULOUSE. Professeur de mathématiques financières des comptables de Toulouse – Chargé de cours à l’Ecole Pratique de Représentation de la Chambre de Commerce de Toulouse  Cadre de  Banque & Directeur de Sociétés.

Sa vie artistique

Il  s’intéresse très jeune à la culture artistique notamment à l’écriture et à la peinture .

Poète : Il édite en 1978 et 1979 deux fascicules :

« Flammèches » : comprenant 26 sonnets et 18 poèmes (886 vers).
« Mosaïques «  :  de 9 sonnets et 20 poèmes (soit 997 vers).

En 1990 , il rassemble dans un recueil intitulé:  » Flammèches«  (éditeur LACOURT à Nîmes) une importante compilation de ses écrits , fables, odes, nouvelles, assortie de 77 poèmes .
Le 3ème recueil « Epis d’or »  est resté inachevé.
Il a écrit une pièce de théâtre en deux actes « Le Guêpier »

Il est membre de nombreuses sociétés littéraires et académiques:
Société des Poètes et Artistes de France (S.P.A.F) – Le Midi chante – Jeux Floraux du Quercy – Sentiers Poétiques – Académie de la Pensée Française – Il est membre actif de l’Académie Gauloise et du Club des Artistes du Languedoc. Membre de la SACEM – Auteur- Compositeur.

Félibrige: Maintenance du Languedoc.
Ses œuvres poétiques ont paru dans diverses publications comme : l’Ancien de la Banque Paris – Caisse Haussman Paris – Agri-Sud Echanges -« Cartophilie et Affiches » –
« La Forêt des Mille Poètes » et « L’OIE de St Cyprien ».

Les prix obtenus sont nombreux:

S.P.A.F ( délégation Midi-Pyrénées) . Prix d’Honneur du sonnet  » Tristesse » – « A l’ombre des Cyprès »- » Le Monastère » .
LE MIDI CHANTE: médailles pour « la Rose Rouge » (sonnet) et  » l’Ange indicateur(poème) ».
LES POETES DU QUERCY:  Prix de la Fourdone diplôme d’excellence pour » le Temps » ( sonnet).
Premier prix des Gloires de la Province des Cadourgues pour un sujet imposé « GAMBETTA ».
ACADEMIE DE LA PENSEE FRANCAISE: 3ème prix de la nouvelle pour  » Les Marginaux ».
ACADEMIE GAULOISE: XVIème Jeux de l’Humour: Prix Louis Chancel – sonnets humoristiques classiques: une mention avec « Le Lord ».
SENTIERS POETIQUES: Jeux floraux des Lauriers d’Or 1976: une mention Fleur de Lilas  « Souvenir Printanier »  poèmes.
PRIX DE L’ACADEMIE DES JEUX FLORAUX DE TOULOUSE.
Lauriers d’or de la SOCIETE des POETES et ECRIVAINS REGIONAUX et 1er œillet pour « Ode à la liberté ».
Il correspondait régulièrement avec de nombreux écrivains dont l’académicien Jean d’ORMESSON.

Artiste-peintre : Il pratique la peinture de chevalet dans diverses disciplines,  la peinture à l’huile, la gouache et l’aquarelle ainsi que l’encre de chine. Il s’est souvent distingué comme artiste peintre paysagiste et animalier. Nombreuses expositions au Salon des Artistes Occitans à TOULOUSE, au Salon des Artistes Indépendants  – Grand Palais à Paris, au Casino de Pau et plusieurs expositions personnelles.

Il laisse derrière lui une importante œuvre artistique tant dans le domaine littéraire que dans celui des arts plastiques.

Distinctions

Chevalier dans l’Ordre National du Mérite
Officier dans l’ordre des Palmes Académiques
Grand officier médaille d’Or dans l’Ordre de l’Etoile Civique
Chevalier dans l’Ordre du Mérite et Dévouement Français
Commandeur dans l’ Ordre du Monde Latin
Médaille du Travail
Croix du Mérite Belgo-Hispanique
Médaille d’Or des Œuvres Sociales de la Société d’Encouragement au Bien.
Médaille d’Or de l’Académie des Sciences Humaines et Relations.

Activités sociales

Président de la section Haute-Garonne AGEFOS PME MIDI-PYRENEES ATLANTIQUE
Administrateur ASSEDIC Toulouse Midi-Pyrénées
Vice Président de l’amicale des anciens élèves de Berthelot
Membre de l’association des comptables de la ville de Toulouse
Ecole d’organisation scientifique du travail – Paris
Délégué consulaire C. C. I Toulouse.
Membre du centre culturel CERVANTES

De 1978 à 2006 il a été Secrétaire Général – Censeur de l’Académie du Languedoc.
Vice-président du Centre Midi-Pyrénées des Relations Publiques.

Il est décédé à Toulouse le 20 Février 2006 à l’âge de 95 ans .
Dans sa maison située en bordure de la Garonne, il avait installé son atelier de peinture et il écrivait ses poèmes sur sa grande terrasse donnant sur le fleuve tout en écoutant le chant des oiseaux de son jardin.

Cette maison 248 avenue de Muret et son jardin après acquisition par la Smat en 2010 ont été démolis en Février 2012, avec l’arrivée du tramway, en vue d’aménager un passage piétonnier donnant accès de l’avenue de Muret à la digue de la Garonne.

A la suite de la réalisation du passage sur l’emplacement de la propriété, celui-ci a été inauguré et appelé « Passage André GASTOU » le 21 mai 2016.

Renée ASPE

Renée ASPE (1922- 1969)
Artiste-peintre toulousaine (54ème fauteuil)

C’est le dimanche 03 décembre 1922 qu’est née Renée ASPE à Toulouse.

Renée ASPE
Renée ASPE à son atelier

Son père dirige une agence immobilière et sa jeune maman, mère au foyer, est chargée de son éducation et de celle de son frère aîné Pierre. Elle traverse une enfance heureuse et poursuit normalement ses études comme tous les enfants de son âge. Adolescente, elle va pratiquer très tôt « l’école buissonnière ». Viviane sa mère, décide d’inscrire dès 1936, sa fille Renée très éveillée, à l’école des Beaux Arts de Toulouse, pour suivre les cours de cette institution municipale  située sur les quais, aux bords de la Garonne. Elle quittera l’école en 1939 et devient l’élève à Paris d’André Lhote et de Souverbie.

C’est la découverte pour cette jeune étudiante du monde artistique dont elle va saisir très rapidement tous les tenants. Elle dessine merveilleusement bien et adore peindre avec des couleurs chaudes et chatoyantes.

Je vous propose  de vous faire découvrir succinctement son parcours artistique à travers ses nombreuses  expositions:

En 1942 elle présente ses dessins à Toulouse au Musée des Augustins « Salon d’Art Contemporain ».

En 1943 Paris découvre ses travaux et le célèbre Raoul Dufy en visitant l’exposition dira sur une toile de Renée: « C’est vraiment de la très jolie peinture ».

1944 – Renée ASPE expose au Salon des  Artistes Méridionaux à Toulouse ainsi que dans 7 galeries différentes.

1945 – Exposition à la Galerie Chappe-Lautier rue de la Pomme à Toulouse.

1946 – Exposition à la Galerie Œuillet rue des Arts à Toulouse.

1947- Exposition sur la Côte d’Azur. C’est un feu d’artifice de couleurs et de teintes chaudes. L’État lui achète une œuvre pour la Sorbonne.

1948 – Exposition au Salon d’Automne à Paris.

1949 – Exposition à Toulouse au « Salon des Artistes Méridionaux ». L’artiste participe à de nombreuses expositions consacrées notamment aux femmes Artistes peintres et Sculpteurs.

Cette même année elle part peindre à Prades dans les P-O.

1950 – Présentation de ses toiles dans le déambulatoire du Cirque Rancy .

1951 – Elle met son talent au service de la Foire annuelle de Castres.

1953 – Elle organise chez elle dans son atelier rue St Antoine du T une exposition sur « L’Espagne  » reflétant toujours cette sensibilité très aigüe dans les sujets abordés.

1954 – Exposition à la Galerie Œuillet à Toulouse.

1955 – L’artiste prépare une importante exposition à la Galerie « Mirador « à Paris.

Pour le cinquantenaire des Artistes Méridionaux, elle est reçue comme une artiste reconnue sur le plan national. Elle voyage beaucoup en Hollande et en Allemagne du Nord.

Elle devient comme l’écrit Yves Bro son ami et confident une « artiste consacrée ».

1956 – Elle revient de Belgique avec de magnifiques dessins. Elle expose à Castres chez Lucien Granier où elle présente ses œuvres réalisées sur faïence, porcelaine et sur verreries.

1957 – Elle réalise l’affiche pour la Foire de Toulouse qui se déroule au Parc Toulousain.

Elle part pour la Galice et visite le Portugal, l’Espagne la Suisse et l’Allemagne. Renée devient une ambassadrice de l’Art à travers ses œuvres attrayantes et très colorées.

1958 – Renée part pour la Tunisie après un séjour à Palavas où elle peint et dessine.

1959 – Après son retour de l’Afrique du Nord, elle expose ses œuvres à Paris, elle participe au grand Prix de New York où elle obtient le 2ème prix. Elle va désormais exposer en Amérique. Renée Aspe devient une « Grande Dame de la Peinture« .

Elle expose une fois de plus à la Galerie du Taur et ensuite au 98 ème Salon de la ville de Versailles.

1960 – Elle revient toujours à son port d’attache Toulouse et la Galerie du Taur. Elle créée aussi l’affiche pour la « Quinzaine des Arts Ménagers » de Toulouse.

1961 – Exposition à la Galerie Chappe 32 rue de la Pomme, la plus ancienne de France avec comme thème « Vacances 61 ». Elle présente aussi ses œuvres à Béziers et à Montpellier.

1962 – Renée ASPE part pour Paris ou elle possède un petit appartement, une merveille de décoration comme dit Yves Bro. Elle est devenue depuis « décorateur agréé de la ville de Paris ».

1963 – Les frères Lafont, propriétaires de la Galerie du Taur, sont heureux de recevoir et de présenter une fois de plus ses travaux réalisés au cours  des deux dernières années.

Renée ASPE conçoit pour le président Jary, l’affiche pour la « Première Quinzaine de l’Occasion de l’Occasion » qui deviendra l’année après : « Exposition des Antiquaires » et ensuite le « Salon des Antiquaires ».

Cette année là, elle rencontre un homme qui va prendre une grande place dans sa vie et qui va lui offrir toute la bonté et toute l’attention que cette artiste est en droit de recevoir. « Cet homme possède un tempérament calme et doux qui en impose à l’explosive artiste. Son talent trouve là une extériorisation nouvelle, une incitation au mieux faire encore » comme l’écrit Yves Bro.

1964 – Avec l’homme de sa vie, ils partent découvrir le Mexique et toutes les belles villes de ce pays. Elle peint énormément aussi bien les marchés très colorés que les petits cimetières sympathiques. Puis, le temps de retrouver à Toulouse ses amis, son atelier y déposer ses souvenirs glanés au fil de ses périples, Renée repart pour Sète, Barcelone, Marseille, Paris et  Toulouse.

Elle part au Portugal où elle va vivre intensément le tournage du film « Le plus Grand Cirque du Monde ». Elle rencontre les grands artistes, les acteurs, les machinistes et tout le petit monde du cirque et du cinéma.

Cette même année, elle décore une élégante soirée au Palais Consulaire de Toulouse.

1965 – Renée visite encore l’Espagne elle est invitée à Barcelone. Elle peint aussi au centre de Toulouse le plafond polychromé de l’antiquaire Marcelle Galia (Mécène toulousaine, propriétaire de 2 cinémas, « Le GALIA », rue Montardy et « Les Nouveautés » sur les boulevards ainsi que de la discothèque « La Plantation »).

1966 –  Elle circule toujours dans notre Midi, Sète, Montpellier, Toulouse.

1967 – Renée est heureuse, reconnue et indépendante elle mène sa vie comme elle l’entend. Elle peint et expose ses œuvres en France et à l’étranger. Elle expose à la Galerie Chappe.

1968 – Toujours en déplacement, elle part au Maroc elle ramène de belles toiles. Elle expose une fois de plus à la Galerie du Taur à Toulouse.

1969 – Elle signe un contrat pour l’Amérique. Elle présente ses toiles à Brest et prépare  pour novembre sa prochaine exposition à la Galerie du Taur.

Mais la maladie sournoise du siècle s’est abattue sur l’artiste depuis quelques mois. Renée lutte avec beaucoup de courage. Mais hélas dans la nuit du mercredi 17 septembre 1969, elle quitte tous ses Amis et garde sur ses lèvres toujours son beau sourire.

Elle était mon ainée de vingt ans, j’ai toujours admiré son Art, sa joie de vivre et sa bonne humeur. Nous nous rencontrions souvent en fin de journée à la Galerie du Taur où Renée arrivait les bras chargés de dessins et de gouaches, les uns plus séduisants que les autres et nous parlions peinture. Dans cette atmosphère amicale et chaleureuse, tout était dit en franc parler; chaque mot caractérisant avec précision la critique, parfois influencée de chauvinisme régionaliste.

C’est à titre posthume que Renée ASPE a rejoint notre Compagnie en 1979 au 54ème fauteuil, parrainée par Charles Hartig et Yves Bro, alors vice-présidents et Ernest Georges Lannes, Secrétaire Perpétuel. Renée ASPE fait partie des artistes peintres de l’Ecole Toulousaine.

J’ai été installé dans ce même 54ème fauteuil, le vendredi 22 février 1980 au Palais Consulaire de Toulouse.

François-Régis GASTOU.
Secrétaire Général de l’Académie du Languedoc.

Bibliographie : Renée ASPE par Yves BRO préface de Jean CASSOU – 1970.
Renée ASPE « Les couleurs de la vie » – Monique PUJO-MONFRAN – Imp. AGP 1999.
« Affiches et Histoire de Toulouse » sous la direction de François-Régis GASTOU- 2005

Grande Soirée de gala des lauréats 2020 et séance solennelle

Grande Soirée de GALA 2020 des Lauréats et Séance solennelle à l’Hôtel PALLADIA**** Toulouse .

C’est à 19h 30 que le rendez-vous était annoncé. Un apéritif de réception, accompagné d’une musique d’ambiance, a permis à plus de 170 participants de se rencontrer et de prendre place autour des 18 tables qui avaient été préalablement dressées.

La cérémonie de la séance solennelle a commencé par les prises de parole du Secrétaire Perpétuel Jean-François GOURDOU et du Président Henri COUSSE accompagnées des remerciements adressés à Georges MIATTO Président d’Honneur et à son épouse, propriétaires de l’Hôtel PALLADIA****.

Le chef du protocole Georges BENAYOUN a présenté aux invités le déroulement de la soirée, il a remercié les intervenants et a félicité tous les lauréats participants. La soirée a été poursuivie par l’installation au 33ème fauteuil de Michel CARRIER (Président d’Honneur de la section AMOPA 31) en remplacement de notre ancien confrère et vice-président Bernard GUITARD de BELBERAUD. La remise des prix s’est effectuée au cours du repas : prix de Poésie André GASTOU à André BORDES, Prix du Livre d’Art et de Poésie à Pierre CARAYON, prix de Peinture Renée ASPE à Sylvie ABADIE BASTIDE et prix de Sculpture Georges GUIRAUD à Fabrice MAZZONE.

Notre invité Pierre GROCOLAS a reçu le « Prix de Musique et de Chant Honoris Causa » ; le chanteur a été invité par Georges BENAYOUN à interpréter sa chanson « Lady Lay » immense succès des années 1974 – 1975. Cette chanson créée fin 1973 par Pierre GROCOLAS fut immédiatement diffusée sur toutes les ondes et elle devint même le thème du Carnaval de Rio en 1975, chantée et dansée par plus de 33 écoles de Samba. Les applaudissements des invités furent généreux ; le diplôme de notre Académie lui fut remis par Georges BENAYOUN et Jean-François GOURDOU.

Avant la fin de la soirée tous les lauréats furent invités à se présenter sur la scène par le Président Henri COUSSE et le Secrétaire Perpétuel Jean-François GOURDOU, pour les féliciter de leur présence et pour rappeler et mettre en valeur, encore une fois, leur talent.

Certains lauréats ou académiciens, amis de notre Compagnie, ont eu une attention particulière pour cette soirée de Gala en offrant un cadeau qu’ils ont choisi. Il a été décidé d’en faire profiter tous les participants ; le verso des menus, illustrés par François-Régis GASTOU, comportait un numéro permettant de participer à un tirage au sort ; plus de vingt-cinq prix ont été offerts et remis aux heureux gagnants.

L’animation musicale était assurée par l’orchestre « Paint it Blue » qui s’est prolongée jusqu’à 23h 45.

A minuit, la soirée de GALA des LAUREATS 2020 précédée de la séance solennelle a été clôturée.

Françoic-Régis GASTOU
Secrétaire général de l’académie du Languedoc

Une petite vidéo de la soirée ?

Ci-dessous quelques photographies de la soirée :

 

Académiciens

Liste à jour au 17 janvier 2021

Liste par ordre alphabétique

FauteuilNomPrénom
19ANGORoger
42AUVERGNATArielle
35BASELGAMichel
32BATISSE (Père)Gérard
39BELLOUBETNicole
23BENAYOUN Georges
12BUGATRoland 
33CARRIERMichel
60CAZERESPierre
56CHANALJean-Louis
40CHATELPierre Henri
52COLSONGeorges
9COUSSEHenri
6CUBAYNESJean-Jacques
45DOUNOT-SOBRAQUESChantal
28DUBOUIXPierre
27DUCASSÉJean Louis
14DUFFAUTMichel
46DURANDMichel
57ESCUDIERJean-Paul
47FARRÉFrançois
8FOURDRINIERLongin 
22GALLET-FOURCADERobert
17GALTIÉLouis
54GASTOUFrançois-Régis
1GOURDOUJean-François
44GRADT-GARNIER Nicole
24JOPSerge
59LA FARGE (de)Bertran
55LACOUR-OLLÉChristian
49LAGESMichel
51LE MEURDenis
30LEMAIRESerge
36MAMARJean-Claude
3MAMYAlbert
50MARTINETJean-Claude
58MÉCHAINDaniel
21MOSNIERRobert
11OLLÉ -CAUSSÉMichel
48PECH Rémy
38PEREZ ESPINOZA Pierre
29POULHIESBernard
31PUGETHenry
43RAMONDGérard
34REBERGA-PERRONJoële
53REBESCHINI-DESCAIREYanne
16RUDELLEClaude
13SARRAMON Jean-Pierre
41TEZENAS du MONTCELMadeleine
20TOLLEMER René
4VAISSIEREAlain
18VELLASBruno
5VIEILLARDLucien

Liste par numéro de fauteuil

FauteuilNomPrénom
1GOURDOUJean-François
3MAMYAlbert
4VAISSIEREAlain
5VIEILLARDLucien
6CUBAYNESJean-Jacques
8FOURDRINIERLongin 
9COUSSEHenri
11OLLÉ -CAUSSÉMichel
12BUGATRoland 
13SARRAMON Jean-Pierre
14DUFFAUTMichel
16RUDELLEClaude
17GALTIÉLouis
18VELLASBruno
19ANGORoger
20TOLLEMER René
21MOSNIERRobert
22GALLET-FOURCADERobert
23BENAYOUN Georges
24JOPSerge
27DUCASSÉJean Louis
28DUBOUIXPierre
29POULHIESBernard
30LEMAIRESerge
31PUGETHenry
32BATISSE (Père)Gérard
33CARRIERMichel
34REBERGA-PERRONJoële
35BASELGAMichel
36MAMARJean-Claude
38PEREZ ESPINOZA Pierre
39BELLOUBETNicole
40CHATELPierre Henri
41TEZENAS du MONTCELMadeleine
42AUVERGNATArielle
43RAMONDGérard
44GRADT-GARNIER Nicole
45DOUNOT-SOBRAQUESChantal
46DURANDMichel
47FARRÉFrançois
48PECH Rémy
49LAGESMichel
50MARTINETJean-Claude
51LE MEURDenis
52COLSONGeorges
53REBESCHINI-DESCAIREYanne
54GASTOUFrançois-Régis
55LACOUR-OLLÉChristian
56CHANALJean-Louis
57ESCUDIERJean-Paul
58MÉCHAINDaniel
59 LA FARGE (de)Bertran
60CAZERESPierre

« L’Elixir d’Amour » (1832) Opéra en deux actes de Gaetano DONIZETTI

par Maryse Carrier
Académie du Languedoc
(Mardi 7 AVRIL 2020, Hôtel Crowne Plaza)

Synopsis :

« L’Elixir d’amour », sous-titré par Gaetano Donizetti « melodramma giocoso » en deux actes, composé selon la légende en quinze jours, fut créé au Teatro alla Cannobiana de Milan le 12 mai 1832.

Un livret astucieux (signé de Felice Romani), une musique pleine d’élan, de vivacité et plusieurs arias célèbres (du ténor, de la soprano mais aussi de la basse comique) caractérisent cet opéra qui met en scène une jeune femme indépendante, un paysan amoureux, un soldat fanfaron et un médecin charlatan évoluant dans un village au Pays basque !

Devenant rapidement un incontournable du répertoire, « L’Elixir d’amour » fera le tour de la planète lyrique : en moins de 25 ans, il sera créé dans plus de 40 villes et sur tous les continents.

Or si cet opéra est devenu l’un des ouvrages les plus populaires de Donizetti, c’est sans doute parce qu’il s’agit d’une œuvre à plusieurs facettes, la délicieuse comédie sentimentale du début dévoilant peu à peu une intrigue aux rebondissements certes spectaculaires mais aussi – et souvent – si émouvants !

Elixir d'Amour, Donizetti