Archives de catégorie : académie

Véritables histoires corses

Véritables histoires corses

par Alain DREUILHE (20e fauteuil)

Mardi 21 mai, notre ami Alain Dreuilhe, académicien au 20e fauteuil a tenu en haleine, pendant plus d’une demi-heure, son auditoire, en racontant, souvent avec humour, des situations singulières réellement vécues en Corse, alors qu’il était directeur de cabinet du préfet de police dans les années 1990. Situations si singulières que certains ont cru qu’elles avaient été inventées pour la circonstance….
Il a conclu sa brillante prestation par cette boutade qui circule dans l’ile de beauté. « La corse est une île magnifique mais il faudrait l’immerger un quart d’heure, sauf que certains Corses seraient capables de tenir l’apnée 16 minutes ».

Pace e salute a tutti, bona fortuna, vi ringrazziu e viva corsica.

La poésie de Lotte KRAMER

Communication : « La poésie de Lotte Kramer »

par Nathalie Vincent-Arnaud (Membre associée)

 

Lotte Kramer, poète britannique d’origine allemande et juive, née Lotte Wertheimer à Mayence en 1923, s’inscrit dans la lignée de ces figures littéraires qui portent en elles la mémoire des remous d’une partie de l’Histoire du XXe siècle et des douleurs engendrées par celle-ci. Son parcours existentiel et artistique s’est édifié sur l’expérience du Kindertransport, système d’acheminement des enfants juifs d’Allemagne en Angleterre au début de la Seconde Guerre mondiale afin de leur permettre d’échapper aux exactions nazies et au destin funeste qui les attendait. Trouvant refuge dans des familles d’accueil, obligés de délaisser leur langue maternelle au profit de l’anglais, ces enfants ont enduré une fracture familiale et identitaire dont les résonances sont encore très fortes comme l’attestent les écrits, pour l’essentiel autobiographiques ou poétiques, de plusieurs auteurs eux-mêmes issus du kindertransport et installés au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Cet épisode particulièrement traumatique de la Seconde Guerre mondiale, auquel la dramaturge britannique Diane Samuels a consacré dans les années 1990 une pièce intitulée Kindertransport, est peu connu en France malgré la magistrale traduction française du roman Austerlitz de l’écrivain Winfried Georg Sebald en 2001. À travers un long processus d’anamnèse qui est celui du personnage principal, ce roman de Sebald met en scène cette « tentation du silence » (expression de George Steiner dans son ouvrage Language and Silence) à laquelle toute parole émergeant de l’horreur est exposée.

N’ayant jamais quitté l’Angleterre depuis son arrivée par le Kindertransport, tout d’abord peintre puis poète, ayant choisi l’anglais comme unique langue d’écriture, Lotte Kamer est l’auteur de plusieurs recueils rassemblés depuis en un seul volume, More New and Collected Poems (paru chez Rockingham Press en 2015), largement consacré au questionnement identitaire et au retour mémoriel aux origines. Jusqu’aux années soixante, le langage artistique de Lotte Kramer fut la peinture à travers de nombreux tableaux, natures et paysages. La venue à la poésie marqua pour elle la sortie du silence comme elle l’évoque notamment dans son poème « The Cry » (« Le Cri »).

Le caractère salvateur et donc nécessaire de l’écriture se nourrit de la relation intime que l’auteur entretient avec la peinture mais aussi avec la musique, deux arts abondamment représentés dans sa poésie aux côtés des voix et des figures du passé qui refont surface. Les aspects visuel, sonore, rythmique des poèmes rappellent à tous moments cette incorporation de ces langages artistiques qui offre un exutoire à une intériorité habitée tout à la fois par la mémoire du passé et par la jouissance d’un présent dont la poète sait goûter les saveurs. Les poèmes sont le témoignage d’une errance entre deux mondes, deux langues, deux cultures qui ont forgé l’identité, comme en témoigne notamment le poème « Bilingual » (« Bilingue »), riche d’images s’y rapportant.

À travers ma traduction française de 60 poèmes – l’œuvre complète en comptant plus de 400 – j’ai tenté d’en retrouver la petite musique intérieure, immanente, celle qui, au-delà des singularités de chaque idiome, fait entendre un rythme, un élan, une voix, fait surgir des images et des fulgurances. Tous ces éléments définissent une manière d’être au monde et de partager une expérience humaine fondatrice.

Voici les liens vers le site et la page Facebook d’Interstices d’éditions où cette traduction est parue : https://www.interstices-editions.fr/ ; https://www.facebook.com/people/Interstices-%C3%89ditions/100070156417713/?locale=ms_MY&_rdr).

Comme me l’a précisé Géraldine Schwarz, autrice de l’essai Les Amnésiques (2017) dans lequel Lotte Kramer et une partie de sa famille sont évoqués, le Mémorial du Camp des Milles à Aix-en-Provence a retracé le parcours de quelques familles juives allemandes ayant été internées aux Milles après avoir fui l’Allemagne nazie, dont la famille Wertheimer/Löbmann. Leur parcours ainsi que des photos se trouvent sur une grande stèle à l’extérieur. 

Note biographique

Née à Toulouse, j’ai grandi à Cahors, j’ai fait des études littéraires à Toulouse et à Montpellier et suis devenue enseignante-chercheuse en études du monde anglophone à l’Université Toulouse-Jean Jaurès où mes domaines de spécialité sont la stylistique, la traduction, ainsi que les relations entre musique, danse et littérature. Je suis également traductrice.

J’écris de la poésie depuis mon adolescence. Éprise des langues, de la littérature, je le suis aussi tout particulièrement de la musique et de la danse, que je pratique en amateur et qui influencent beaucoup mon écriture. Deux recueils de poèmes, Clés d’août (2020) et Déchants (2023) ont été publiés chez Interstices éditions et d’autres recueils sont en préparation. Mes poèmes ont été primés lors de plusieurs concours (Académie des Jeux Floraux, Société des Poètes Français, Prix de Poésie Thomas Sankara, Académie du Languedoc…).

Dans le domaine de la recherche universitaire, j’ai écrit une soixantaine d’articles et chapitres d’ouvrages, dirigé ou co-dirigé une vingtaine d’ouvrages et de numéros de revues. Je suis également co-autrice de deux ouvrages pédagogiques. Je dirige la collection Amphi 7 aux Presses Universitaires du Midi. Je fais partie du comité éditorial ou du comité scientifique de plusieurs revues universitaires.

J’ai traduit de nombreux poèmes ainsi que des essais sur la poésie, le style, le langage, la musique, parus dans des ouvrages et des revues universitaires. J’ai également traduit les ouvrages suivants :

. Kennaway, James, Mauvaises vibrations, ou la musique comme source de maladie : histoire d’une idée, Limoges, Lambert-Lucas, 2016, 240 pages.

. Joseph, John E., Saussure, Limoges, Lambert-Lucas, 2021, 808 pages.

. Poèmes choisis de Lotte Kramer, Bon-Encontre, Interstices éditions, 2024, 90 pages.

« Polar Observer » avec Jean-Louis ETIENNE

« DU LABORATOIRE AU PÔLE NORD »

Par Michel CARRIER1 (33ème fauteuil)

I Présentations :

  • Le CRITT2 Mécanique et Composites : structure de recherche et développement fonctionnant seulement sur contrats industriels.
  • La Mission Banquise : Observation scientifique de la banquise en se laissant dériver à bord d’un vaisseau polaire.
  • Jean Louis ETIENNE : Médecin aventurier explorateur.

II La capsule « POLAR OBSERVER » :

Problèmes à résoudre : mécaniques, thermiques, électriques, logistiques, marins et de survie.

Les réponses : des matériaux composites pour leur légèreté, leur résistance et leur capacité à régler le problème de l’isolation thermique. Un chauffage au gaz naturel, une fabrication d’électricité avec des panneaux photovoltaïques et une pile à combustible stockée dans une batterie au lithium. Une capsule flottante et démontable pour le transport en Antonov 74.

III Conception, calculs et fabrication :

Conception et calculs : Réalisation par conception assistée par ordinateur et calculs par éléments finis.

Fabrication : matériaux composites en structure sandwich à partir de tissus préimprégnés et polymérisation en autoclave.

IV Transport de la capsule :

Par camion jusqu’à TROMSOE (Nord de la Norvège) puis en Antonov 74 jusque sur la banquise avec passage par Longyearbyen au Spitzberg.

La capsule est montée sur la station russe BARNEO à 100 km du Pôle Nord puis est hélitreuillée par un hélicoptère MI8 russe jusqu’au Pôle.

V Les hommes :

Le 4 avril 2002 ils font le voyage Toulouse, Paris, Oslo, Longyearbyen (température moyenne –18°C). Le 8 avril, départ pour Barnéo (température moyenne –35°C) où la capsule est montée. Le 11 avril, installation au Pôle Nord puis, pour l’équipe technique, retour à Toulouse en empruntant le même itinéraire.

VI Les résultats :

Le 4 juillet 2002, Jean-Louis ETIENNE et Polar Observer sont récupérés par le brise-glace à propulsion nucléaire YAMAL  (75 000 CV).

Les résultats scientifiques sont nombreux et exploités par les laboratoires commanditaires.

  • Température et salinité de l’océan sous la banquise,
  • Mesure de l’épaisseur de la banquise,
  • Contrôle de la vie sous la banquise,
  • Mesure des rayonnements solaires
  • Température de la glace sur son épaisseur,
  • Relevé de pollens en suspension dans l’air,
  • Détection des aérosols.

Sans bouger, Jean-Louis ETIENNE et sa capsule ont parcouru environ 450 km en dérivant sur la glace.

1 Directeur du CRITT Mécanique et Composites de l’Université Paul Sabatier à TOULOUSE.
2 CRITT : Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologie

Val d’Aran

 Le Val d’ARAN et son Histoire

par Michel PORTOLA (Membre associé)

Communication du 17 octobre 2023

Don Gaspar de PORTOLA   Préambule   (1717 – 1786) 

Diapo 2 

Il faut savoir que les anglais, présents en Amérique du Nord, tout comme les russes, avaient de grandes velléités expansionnistes.

En quête de richesses naturelles telles que les peaux de phoques les loutres de mer, ils entretenaient un commerce très florissant avec les chinois à qui ils revendaient leurs chasses à des prix exorbitants.

Or, les espagnols ne l’entendaient pas de cette oreille et les devancent sur la côte ouest.

C’est ainsi que le Capitaine des dragons Gaspar de PORTOLA se voit confier une expédition de conquête en 1769. Il est accompagné de Junipero SERRA chargé de remplacer les jésuites installés par une colonie de Franciscains.

Et c’est ainsi qu’ils fondent la 1ère colonie de Californie à San Diego.

Le groupe de PORTOLA découvre, entre autre, une forêt d’arbres inconnus à proximité du Lac Pinto, près de la Baie de Santa Cruz. Il s’agissait de séquoias qu’ils ont appelés « Palocolorado ».

Diapo 3

Gaspar de PORTOLA est le troisième enfant d’une famille nombreuse dont le père Don Francisco de PORTOLA détenait le privilège de noblesse de la part du Roi Carlos II depuis 1682.

La famille était titulaire de la Baronnie de Castelnau de Monsech, ville fortifiée près de Balaguer  (Lérida).

Dès l’âge de 17 ans, Gaspar embrasse une carrière militaire qui le conduit sur de nombreux champs de bataille, au Portugal, en Italie où il fut plusieurs fois blessé.

En juillet 1764, il est promu Capitaine et se voit confier le Régiment de Dragons « Espagne » du Vice Royaume de la nouvelle Espagne (Mexique).

Diapo 4

Peu de temps après, il reçoit l’ordre d’aller au Fort de Zipec sur la côte du Pacifique.

Le Roi Carlos III le nomme Gouverneur politique et militaire de Californie. Parti de San Blas, Gaspar de PORTOLA débarque avec anxiété dans le port de San José avec mission de pacifier et évangéliser les populations.

Diapo 5

Il ne rencontre que des terres pratiquement désertiques, recouvertes d’une maigre végétation et grouillant de bêtes nuisibles et dangereuses. Les villages indigènes sont hautement misérables.

Il est déclaré ceci : « Cet officier Royal, à cause d’accusations absurdes des jésuites en place a pu constater la réalité californienne. Les ordres royaux, très durs à appliquer, furent exécutés avec courtoisie, humanité et sympathie. Il montra même de l’embarras dans lequel il se trouvait plongé. Pour cette raison, nous devons être reconnaissants à ce chevalier catholique, à ce juge éclairé qui, par sa compassion, soulagea nos souffrances ». ( Père DUCRUET)

Diapo 6

Depuis peu sur la péninsule, Gaspar de PORTOLA reçut l’ordre d’organiser une expédition sur Monterray tout en devenant Commandant en Chef. Accompagné du Père SERRA, il entreprit une grande marche par la terre.

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Arrivés à Villacata, ils fondent la mission de San Fernando et en quelques semaines parviennent à San Diego où ils devaient rejoindre les équipages des  navires (Bergantines) : le San José, le San Carlos, le San Antonio, bien mal en point du fait des mauvaises conditions de navigation (orages, vents défavorables) scorbut, épuisement qui ont provoqué quelques décès.

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Mais Gaspar de PORTOLA poursuit sa marche à la tête de sa troupe terrestre tout en demandant du renfort et des provisions.

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Et à San Diego, il laisse les missionnaires, le chirurgien Prat, les marins du San José, 19 volontaires du Régiment  Catalogne et beaucoup d’indiens néophytes.

VERS MONTERREY

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L’expédition qui débute compte une centaine d’hommes dont une unité spéciale de soldats équipés d’harnachements  en cuir pour les protéger des flèches des indiens.

Cette expédition débute le 14 juillet 1769 avec « les espoirs placés en Dieu et en St Joseph » avec le mirage de la découverte et de la conquête de pays décrits comme fabuleux : un nouveau paradis ? Ils sont bien accueillis par les fermiers indiens californiens qui leur offrent des aliments de choix dont le fameux « atole » (bouillie de maïs) ainsi que des figues, des semences, du poisson.

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Il est procédé aux relevés topographiques et, sur les plans, les ingénieurs couchent les lieux possibles d’édification de missions et de forts.

Après avoir parcouru la chaîne de Santa Lucia, ils sont face à une petite baie assez inhospitalière et poursuivent leur route vers le Nord où ils découvrent le port naturel de San Francisco.

Mais Monterrey n’est toujours pas en vue. Ils retournent sur leurs pas et doivent affronter un hiver rigoureux qui les oblige, faute de provisions, à sacrifier les mulets les plus anciens. Ils reviennent ainsi à San Diego.

Durant les 6 mois d’absence de PORTOLA, la mission de San Diego eût à subir des attaques d’indiens qui en voulaient à leurs étoffes.

Et au printemps suivant (mai 1770), PORTOLA et son expédition parviennent enfin à Monterrey et c’est là que naquit ce qui allait devenir plus tard « la fabuleuse Californie ».

Le 9 juillet, il confie la charge de Gouverneur au Lieutenant FAGES, selon les ordres du Vice-Roi et part pour San Blas à bord du San Antonio. De là, il se rend à Mexico où il est accueilli en héros, reçoit de multiples distinctions et est promu Lieutenant-Colonel des Dragons « Espagne » avant d’être nommé Gouverneur de la Ville de Pueblo de Los Angeles.

Toutes ces longues et difficiles années avaient ruiné sa santé ce qui le conduit à demander au Roi de pouvoir retourner en Espagne. Ce qui lui fut accordé avec en prime le titre de « Lieutenant du Roi pour la Place et les Châteaux de Lérida ».

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Gaspar de PORTOLA a vécu célibataire toujours éloigné de sa famille, établit le 29 mai 1786 un testament qui lègue toute sa fortune à la ville de Lérida « qui en disposera comme il lui semblera convenable en la destinant à des buts pieux ou consacrés à l’utilité publique… »

Il décède à Lérida le 10 octobre 1786.

Le Val d’Aran

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Dans le Val d’Aran, on parle l’aranais, patois voisin de notre occitan.

D’ailleurs, les locaux revendiquent leur « occitanité » tout en pratiquant le catalan, le castillan, et souvent le français.

Avec l’anglais enseigné dès le collège, les jeunes ont la chance de parler cinq langues.

Diapos 20, 21

Les aranais sont très attachés aux traditions et fêtes religieuses.

Diapos 22, 23, 24, 25

On y mange très bien, outre les tapas, dans des restaurants gastronomiques ou spécialisés comme les « asadores ».

Je vous recommande la ollaaranaise, version locale de la garbure, les calçots en février/mars.

La montagne est généreuse en cèpes, rebellones, morilles.

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Le Paradord’ Arties

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Baqueira-Beret et Montgarri

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Au fil de la Garonne

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Fin et Caviar

Voir le diaporama cliquer ici.

PRIX Raymond Espinasse 2023 à Anne JOANA

ACADEMIE DU LANGUEDOC

Séance solennelle d’automne salle des illustres du capitole
Mardi 12 décembre 2023 de 17h à 20 h

Prix de peinture Raymond ESPINASSE 2023

À Madame Anne JOANA

Par Louis GALTIE (17ème fauteuil)
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 Madame,

     Nous sommes ici dans un Monument municipal que vous connaissez bien. En effet, en juin de cette année, vous y avez proposé une exposition personnelle de vos œuvres. Au printemps déjà c’était la Casa de España qui présentait votre travail.

     Madame Llareus-Dinier, critique d’Art, a donné ensuite un splendide compte-rendu à la Dépêche du Midi. J’en extrais quelques lignes :

     « Anne sait ce qu’elle veut : prendre la vie sans fard, sans artifice.  Derrière un regard d’une lucidité peu commune palpite un cœur qui lui sert de filet …. »

« Anne s’inscrit tout naturellement dans le courant post impressionniste qui, à la bourse des valeurs esthétiques n’a pas pris une ride »

     Le choix de toiles que vous nous faites découvrir aujourd’hui avec générosité illustre parfaitement cette appréciation de haute qualité et montre plus encore que vous ne vous écartez pas du figuratif.

     Votre vie biographique est tout autant passionnante et peu commune : née parisienne vous passez ensuite vos premières 24 années en Afrique. Votre père, pilote de l’armée de l’air, vous entraine en Ethiopie, Mauritanie, Maroc, …Yemen ..et c’est avec votre époux, futur général et présent parmi nous cet après-midi, que vous continuez finalement au Cameroun. Dans ce dernier pays vous avez créé une Association d’Artistes plasticiens qui poursuit aujourd’hui son activité.

     Il faut citer la suite de votre engagement pour l’Art.  Il passe par plusieurs ateliers : André Lemaitre, ami de Vlaminck, en Normandie, Pierre Darques professeur aux Beaux-Arts de Toulouse …

     Depuis 1984 votre port d’attache est à Albi la magnifique. Là entre Toulouse- Lautrec et Goya, vous poursuivez une importante production. Nous avons pu évoquer, vous et moi, les mémoires de Bernard Bistes  gaillacois et d’Alex Tomaszyk ancien mineur de Carmaux. On doit citer parmi les plasticiens avec lesquels vous avez travaillé et exposé Remy Peyranne, Maurice Melat  ( Le Roi David. Honegger. Capitole 1958, avec la chorale de l’Ecole Normale d’Institutrices de la Haute Garonne ) et beaucoup d’autres .

     A noter enfin que vous appartenez à la Société des Artistes Français (recréée par Jules Ferry en 1881) et ceci vous place naturellement au plus haut de la qualité de notre pays.

Pour encore mieux vous connaitre vous nous dites « Comme la musique, la danse, ou l’écriture, l’art est inné mais la technique s’apprend. S’agissant de la peinture, je crois que c’est un art de rigueur et de réflexion. La difficulté c’est de les conjuguer ».

Et vous ajoutez « mon principal défaut c’est que je n’aime pas les discours !!!! »

Aussi je me tais en vous félicitant d’avoir obtenu le prix Raymond Espinasse qui fut un des 3 grands peintres toulousains du 20ème siècle.