Archives de catégorie : académie

26-08-13 Hommage JC MARTINET par JC NOUGARET

 Hommage à Jean-Claude MARTINET

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire perpétuel, Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les membres de l’Académie du Languedoc.

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de notre confrère et ami Jean-Claude MARTINET, installé au 50e fauteuil de l’Académie du Languedoc et décédé ce 04 août 2026.
En cette douloureuse circonstance, les mots semblent bien insuffisants pour exprimer notre peine et notre affection devant sa disparition et le vide qu’il laisse déjà parmi nous.
Jean-Claude Martinet fut un confrère engagé, un trésorier rigoureux, disponible et toujours bienveillant. Il avait notamment apporté son amical concours à l’installation de notre Académie Via Domitia Pierre-Paul Riquet.
Nous garderons de lui le souvenir d’un homme sincère, généreux et profondément attachant. Sa simplicité, sa gentillesse et son attention aux autres faisaient de nos rencontres un moment précieux. Nous n’oublierons ni nos échanges, ni les nombreux instants de culture et d’amitié que nous avons su partager ensemble.
Cher Jean-Claude, nous te remercions pour ton engagement profond et fiable et ta fidèle amitié.
Ton absence laissera une place difficile à combler, mais ton souvenir demeurera toujours vivant au sein de nos deux académies et dans le cœur de ceux qui ont eu le privilège de te connaitre. Merci pour les bons moments de culture et d’amitié qu nous avons vécus ensemble.
Bien cher confrère et ami Jean-Claude MARTINET, repose en paix. Au nom des membres de l’Académie Via Domitia Pierre-Paul Riquet, nous ne t’oublierons jamais.

Avec toute notre considération et notre profonde sympathie.

                                                Académie VIA DOMITIA Pierre-Paul RIQUET

                    Jean-Claude NOUGARET   Fondateur-Secrétaire Perpétuel

                                 Président d’Honneur de l’Académie du LANGUEDOC        

26-04-21 Etienne BILLERES par Rémy PECH

ACADEMIE DU LANGUEDOC

1925 Etienne Billières : un maire visionnaire au Capitole

par Rémy PECH 48e fauteuil

Canevas pour l’Académie du Languedoc.

Un rappel : ce livre est le 40 ème de la collection Cette année là  pour Toulouse et le 3ème pour moi. Deux exigences : le centenaire, l’oubli. Implication BS.

Une opportunité : la crise de la démocratie parlementaire et la municipale de 2026 mettent à l’ODJ le rôle politique des municipalités.

EB subsiste par les réalisations mais les inscriptions sont rares : Banlève, Bédélières, Bourse du Travail, 56 Rue du Taur, Bibli. Cimetière Lardenne. Et : les écoles Billières( rue Ingres).

Une avenue importante, un groupe scolaire (Fontaine-Lestang). Mais : pas de domicile (rue Varsovie, rue des Novars, Lardenne) .

  1. Un maire une municipalité en phase avec leur électorat

Mai juin 1925 Une élection triomphale 57%

EB St Cypr, parents… formation : l’EPS, la maison Sirven. Un intellectuel autodidacte. Créativité : sténo. Salarié de la Chambre en 1902 avec sa femme Rose Séguy, institutrice. De retour à Toulouse en 1905 ils créent leur école et Rose la reprend dès 1907. Etienne devient professeur technique à l’école de commerce.

Ses proches : sur 36 élus, 7 ouvriers, 13 employés, 3 enseignants et 3 commerçants . Principaux adjoints : Julien, Berlia, Vigneau, Lavit. Seul Ellen-Prévot tranche et encore (origines populaires) ; Par l’école, bons contacts avec les PME toulousaines . La FM : il est vénérable de la principale loge Les vr ais amis réunis ( Gd Orient).

Bien noté que Billières, déjà chevronné ( 10 ans d’adjoint sous Bedouce et Rieux, n’est placé que 6 è sur la liste SFIO. Il remonte grâce au panachage à la 3ème place et il est préféré par la section SFIO de justesse 207 voix contre 199. Un militant…

  1. AURIOL , A. Bedouce et Jean Rieux, vedettes SFIO, dans les rouages du Cartel de 1924 sont ses relais à Paris ( exple le débat de 1927 sur les subventions à l’ONIA)
  2. Un projet bien établi mais affiné au fur et à mesure. D’abord les outils

Les moyens : l’électricité : reprise du Ramier décidé en 1916 sous Jean Rieux , inauguré par Feuga en 1921 mais concédé à la Société séculaire du Bazacle, récupérée à grand peine après campagnes et procès et devenue régie municipale.

Les budgets : utilise l’existant : OPHBM, lois Bonnevay 1912 puis Loucheur 1928

Les techniciens : architectes et urbanistes brillants : il garde Léon Jaussely mais mise de plus en plus sur Jean Montariol. Puis Armandary

Pragmatisme : exple du logement : Réticences sur les cités-jardins puis il les font. Les grands ensembles viennent ensuite.

  1. Les réalisations : un socialisme municipal oui mais ici n’est pas un simple saupoudrage de mesures sociales. Il y a une vision à long terme.

– Vision économique : résorption du chômage : 4000 emplois créés sans compter ONIA, aéro. Toulouse préservé du chômage de masse qui sévit ailleurs.

-Vision Culturelle : les écoles (15 groupes nouveaux) comme foyers du quartier. Cas de Jules Julien à Rangueil. Elever le peuple . le doter des outils de l’émancipation.

La BM : souci esthétique. Suit la tradition Ournac : artistes toulousains mais cotés à Paris ( Clerc, Bouillère, St Saens, Parayre)

-Sport : les piscines, la salle (sport et réunions) choix du Parc des sports plutôt que saupoudrage.

Le quotidien : pavage, éclairage axial.

  1. EB reste un militant

Statue Jaurès. Manifs 1934, 36.

Bourse du Travail décidée 1929 inaugurée en 31.

Intransigeant à l’égard du fascisme et du nazisme . 1926, 1933. Réu contre l’antismitisme au Capitole avec Saliège.

Pourquoi l’oubli ? il gagne l’élection de 35 à titre posthume et Ellen Prévot continue (Grand Rond), négo entre patronat et CGT en juin 36.

Mais 1940 : la page SFIO est tournée : adresse à Pétain. Prudence, trahisons.

Socialistes dans la résistance : Forgues, Verdier, Naves, Badiou, Vincent Auriol. Badiou tiendra 15 ans mais avec coalition très vite orientée au centre gauche.

CONCLUSION : EB reste vivant dans ses réalisations. Mais il a posé des principes : la probité perso, le travail en équipe, le contacts avec la base, l’adaptation à la conjoncture éco, politique.

Lecture du « testament » retrouvé par Dominique Baudis.

26-04-08 Prix Bande dessinée à Evert GERADTS

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

 Prix de la Bande dessinée
à Evert GERADTS
par Sylvie ABADIE-BASTIDE (59e fauteuil)

 

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire perpétuel,
Mesdames et Messieurs les membres de l’Académie du Languedoc,
Mesdames, Messieurs,


Cher Evert Geradts, chère Dominique, Il est des années qui semblent écrire l’histoire.

En 1843, Charles Dickens créait Scrooge, l’inoubliable avare. Cent ans plus tard, en 1943, Carl Barks donnait naissance, sous les traits d’Oncle Picsou, à l’un des personnages les plus célèbres de l’univers Disney. Cette même année naissait également Robert Crumb, futur maître de la bande dessinée underground américaine.

Comme si 1943 avait vu apparaître les deux grandes familles du neuvième art : celle de l’enchantement et de l’humour, et celle de la liberté, de l’audace et de la transgression.

C’est aussi cette année-là que naissait Evert Geradts à La Haye, aux Pays-Bas, et il allait accomplir ce que peu d’artistes ont réussi : faire vivre ces deux univers avec le même talent.

Son œuvre est tout simplement exceptionnelle.

Plus de deux mille trois cents scénaris, écrits et dessinés pour la Walt Disney Company, ont accompagné des millions de lecteurs sur les cinq continents. Donald, Picsou et leurs compagnons ont trouvé, sous sa plume, des aventures où l’humour, le rythme et l’imagination se renouvellent sans cesse. Mais Evert Geradts refusait de s’enfermer dans un seul registre.

En parallèle, il créait Tante Leny, revue devenue mythique, où s’exprime une imagination totalement libre. Là, l’artiste explore l’absurde, la fantaisie, la satire, l’insolence et la provocation. Ses personnages, devenus des icônes de la bande dessinée alternative, témoignent d’une créativité sans limites.

À première vue, ces deux univers paraissent inconciliables.

Ils ne le sont pas.

Car, derrière les personnages sages comme derrière les figures les plus extravagantes, se retrouve toujours le même homme : un conteur hors pair, un observateur du monde, un créateur inlassable dont l’imagination semble ne jamais connaître de frontières.

Son œuvre est bicéphale, mais son inspiration est unique.

Cette fécondité exceptionnelle explique qu’une importante biographie, écrite avec l’historien américain Mark Burstein, paraisse cette année chez les prestigieuses éditions Fantagraphics. Près de trois cents pages seront consacrées à un parcours artistique dont la richesse force l’admiration.

Evert Geradts appartient à cette famille d’artistes qui inventent sans relâche. Il imagine, il dessine, il écrit, il surprend, il amuse, il provoque parfois, mais toujours avec cette intelligence créative qui marque les grands auteurs.

Sa discrétion pourrait faire croire à l’effacement.

Il n’en est rien.

Son œuvre parle pour lui. Les amateurs de bande dessinée alternative des années soixante et soixante-dix le connaissent depuis longtemps. Les lecteurs de Disney l’ont rencontré souvent sans le savoir. Tous ont déjà croisé son imagination.

En 1977, le plus prestigieux prix néerlandais de la bande dessinée, le STRIP-skap-price) , vient consacrer son immense talent et le placer parmi les plus grands auteurs de son pays.

Depuis plus de trente ans, Evert Geradts a choisi la France. Il a choisi Toulouse. Il a choisi l’Occitanie.

Cette terre de culture, où les arts, les sciences et les lettres dialoguent depuis des siècles, est devenue la sienne. Et notre région est aujourd’hui fière de compter parmi ses habitants un créateur dont le rayonnement dépasse largement nos frontières.

Je voudrais également saluer une présence essentielle : celle de son épouse, Dominique. Compagne attentive, soutien de tous les instants

Cher Evert Geradts,

Vous avez offert aux enfants le plaisir de l’émerveillement et aux adultes celui de la liberté. Vous avez démontré qu’il n’existe aucune frontière pour un véritable créateur.

Votre œuvre est immense par son abondance, remarquable par sa diversité et profondément humaine par l’esprit qui l’anime.

L’Académie du Languedoc est heureuse de saluer en vous non seulement un artiste majeur du neuvième art, mais aussi un homme de talent, de fidélité et de modestie.

Recevez aujourd’hui notre admiration la plus sincère, notre profonde reconnaissance et nos plus chaleureuses félicitations.

Sylvie Abadie-Bastide (29e fauteuil)

26-07-08 Prix G. Guiraud à Gilles VADEL

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

Attribution du Prix de Sculpture Georges Guiraud à
Gilles VADEL
présenté par Sébastien LANGLOYS (5e fauteuil)

 

Cher Gilles Vadel,

Vous êtes né en 1946, à Troyes, à quelques petites centaines de km d’ici. Aînée d’une famille de 4, vous adoriez créer dès votre plus tendre enfance.

Vous m’avez raconté comment à l’âge de dix ans, votre professeur de mathématiques vous à faire exposer dans votre école une série de grandes toiles que vous aviez réalisées. Vous étiez aux anges ! Voyant votre passion et votre intérêt pour l’art, il vous accompagna même au musée d’art moderne qui se trouvait place Iéna à l’époque, pour découvrir une exposition sur le fauvisme.

Vous y découvrez avec questionnement des tableaux ou les arbres sont rouges. Votre professeur vous répond que les artistes sont libres !

Et bien qu’à cela ne tienne, vous serez libre vous aussi ! Ce jour là, vous avez compris que vous seriez artiste. Une vocation venait de naître !

Bon alors Troyes, c’est n’est pas vraiment le Languedoc. Vous y arriverez en débarquant à Figeac en 1795 puis Tarbes un peu après. Vous avez fait du Languedoc votre terre de cœur.

Vous résidez depuis 17 ans un peu au-dessus d’Agen, à Lacapelle-Biron.

Nous vous invitons aujourd’hui, afin de récompenser votre talent de sculpteur que vous avez exercé durant toute une vie.

Nous nous sommes rencontrés il y a une vingtaine d’années, et votre passion pour votre métier, votre art, m’a instantanément plu. Vous êtes de ceux dont le cœur est dehors comme le chantait si bien Brel. Vous vous intéressez aux autres, vous transmettez, vous partagez votre amour pour vos matières de prédilection, le marbre et le cristal.

Le marbre d’abord, vous n’avez pas peur de vous attaquer à des morceaux gigantesques, sur lesquels vous plaquez vos idées d’œuvres pour leur donner tout leur sens.

Mais ce qui fait de vous un artiste à part, c’est votre style inimitable, ces formes que vous donnez à la pâte de verre, l’autre nom du cristal. Ce qui différencie le cristal du verre, est la présence d’au moins 23% d’oxyde de plomb en masse, ce qui le rend plus dense et plus tendre à travailler.

Vous récupérez des morceaux de cristal, et à l’aide de vos techniques que vous maîtrisez à la perfection, vous leur offrez (à ces morceaux de pâte de verre multicolores) une nouvelles vie, en les faisant fondre pour leur faire prendre la forme de ces personnages qui sembles vivants, sans pour autant être purement figuratif.

Un jour, je me souviens, vous étiez venu me voir dans mon atelier, et vous m’avez raconté comment le cristal peut se travailler, comment vous pouvez le lisser avec vos disques de diamant, comment les couleurs apparaissent, comment le cristal vient prendre la place dans le moule, comment vous placez les différents couleurs pour que l’œuvre soit celle que vous désirez. Ce jour-là, vous êtes reparti avec le moule d’une de mes sculptures, et vous m’avez fait l’incroyable cadeau d’en faire un tirage original en cristal.

Il m’accompagne aujourd’hui tous les jours à une place de choix dans mon bureau. Je l’ai apporté aujourd’hui.

Vous avez eu depuis des années la chance méritée de voir un grand mécène se passionner pour votre travail. Vous avez pu ainsi créer sereinement ce que vos tripes vous disaient de faire.

Pour parler un peu de votre parcours, en 98 vous êtes rentrée dans une cristallerie, mais vous étiez un peu difficile à gérer, ils vous ont alors proposé de vous aider à faire votre propre atelier. C’est dans ce cadre que vous allez inventer un procédé dont des entreprises comme Dôme ne voulaient pas. Vous utilisez vos pâtes de verre colorées et transparentes (Dôme ne faisait que du opaque). Plus tard, vous découvrirez que vos techniques ont fini par les inspirer ! et ils se sont mis à faire comme vous.

Vous avez aussi travaillé le méthacrylate en utilisant ces plaques de résine en les coupant et en leur donnant toute sorte de forme, mais le fait que ce soit du plastique vous éloignera finalement de cette série, pour vous concentrer sur les matériaux plus nobles que vous trouviez avec le marbre et le cristal.

Vous avez créé plus de 150 sculptures au cours de votre vie passionnée.

Vous aurez créé sans cesse toute votre vie, et j’espère que de nombreuses œuvres continueront à voir le jour.

Et puisque dans la vie, nous nous tutoyons, je suis fier de te remettre ton diplôme du prix Georges GUIRAUD

Mesdames et messieurs, je vous demande d’applaudir le sculpteur Gilles Vadel

26-07-08 Francis CASSIN

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

Installation de Francis CASSIN au 9e fauteuil
par Jean-Claude MAMAR (36e fauteuil)

Bonjour,
Monsieur Le Perpétuel, monsieur le Président, et les membres du
bureau de l’Académie du Languedoc,
Chers amis,

J’ai eu l’honneur de présenter Monsieur Francis CASSIN dans notre Académie du Languedoc le 19 décembre 2021.

Notre ami Monsieur Francois-Régis GASTOU étant le second parrain.

Francis, un toulousain, issue d’une famille italienne, né à l’hôpital de la Grave  le 3 mai 1941 et baptisé à la cathédrale Saint Etienne.

Marié à l’adorable Irène, père de Patrick, de Nicolas et grand père.

Je connais Francis depuis de nombreuses années, et, nous avons mené ensemble de solides actions sociales pour le bien d’autrui, très souvent avec succès.

Au début, lorsque j’ai invité Francis à découvrir notre Académie sa présence ne fut pas évidente.

Mais, mais, au fil des rencontres, la bonhommie, la gentillesse de Francis, et son respect des autres ont remporté l’unanimité de nos membres.

Son expérience du terrain avec ses conseils avisés font de lui un homme qu’on aime retrouver en toute amitié.

Francis a créé l’une des plus grandes société du bâtiment de travaux public BTP, la société CASSIN, dans les domaines du terrassement, de la voirie et de la démolition.

Partisan convaincue du développement durable et soucieux d’aménager le cadre de vie en respectant l’environnement, monsieur Francis CASSIN a spécialisé son entreprise dans le recyclage des déchets de démolition, devenant ainsi le pionnier sur la région Toulousaine du recyclage béton.

En plus de son activité professionnelle monsieur CASSIN s’est investi pleinement dans les activités associatives et sociales faisant preuves d’un profond altruisme au sein de la FNACA, de l’ORAMIP, partenaire de Blagnac Rugby club et actuellement Président très actif du SAINT-JORY 13 Fauteuil Handicapé, vainqueur de la coupe de France 2017.

Parallèlement Francis a obtenu la reconnaissance de son pays, la France avec la médaille d’Afrique du Nord et la croix du combattant lors de son service militaire en Algérie, puis la médaille d’or des œuvres sociales par la Société d’Encouragement Au Bien, SEAB.

Ainsi, toutes ces conditions réunies, d’activités professionnelles et sociales, l’expérience de la vie, des hommes, sa sincérité dans les relations humaines, son gout de l’artistique, ses valeurs qui sont les nôtres dans l’Académie du Languedoc me confère l’honneur d’assoir au 9ieme fauteuil un grand homme, Monsieur Francis CASSIN.

Merci.

Jean-Claude MAMAR
Président Fondateur Airbus Staff Associations
Président Honoraire comité de La Légion d’Honneur T.N.O
Colonel (r.c) Gendarmerie Nationale

 

Réponse de Francis CASSIN :

Monsieur le Perpétuel, monsieur le Président,
et les membres du bureau de l’Académie du Languedoc,
Chers amis,

Je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui et vous remercie pour votre présence.

Avant tout je remercie mon parrain monsieur Jean-Claude MAMAR qui m’a fait l’honneur de me présenter à l’Académie du Languedoc.

Sans oublier mon second parrain monsieur Francois-Régis GASTOU.

J’ai l’honneur en ce jour de prendre le 9ieme fauteuil de l’Académie du Languedoc occupé précédemment par notre regretté Président monsieur Henri COUSSE.

Henri, un grand homme, 4 fois docteur en pharmacie, avec 135 brevets pharmaceutiques et de nombreux succès médicaux, grand conseillé et ami de Pierre FABRE à Castres, avec plusieurs distinctions.

Un homme d’honneur, altruiste, respectueux et à l’écoute des autres, toujours disponible pour aider et conseiller ses amis, même tard le soir.

Son sourire, sa gentillesse, sa discrétion, nous manque encore, et, je suis vraiment honoré de lui succéder au 9ieme fauteuil de l’Académie du Languedoc.

Merci à tous de m’accueillir parmi vous dans de bonnes conditions à l’Académie du Languedoc, où je ferai mon maximum pour le rayonnement de celle-ci dans notre belle région Toulousaine.

Votre dévoué Francis CASSIN

 

 

26-07-08 Prix de littérature Dr Soubiran

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

 Prix de littérature Dr A. Soubiran
à Philippe ROQUEMAGNE (Philippe BESSE)
par Danielle MORA (10e fauteuil)

Monsieur le secrétaire Perpétuel
Monsieur le Président
Monsieur le secrétaire général
Mesdames et messieurs les Académiciens
Mesdames et messieurs

            J’ai la joie de vous présenter Philippe Besse ou plutôt, dois-je dire, Philippe de Roquemagne, puisque c’est le pseudonyme que vous avez choisi pour écrire ce roman.

Philippe de Roquemagne est un enfant du Lauragais et plus précisément de Revel où il a vu le jour, aussi, est-il un auteur profondément attaché a ses racines occitanes. Le parcours de sa vie professionnelle se situe dans le domaine de l’aérien puis, dans le service public et enfin dans l’enseignement.

            « Les ombres de la lumière » est son premier roman paru en 2025 aux éditions Maïa.

C’est un roman contemporain qui peut nous faire réfléchir sur la façon d’aborder les difficultés de la vie.

L’histoire est centrée principalement sur deux personnages

Philippe et Christelle :

  • D’un côté Philippe qui mène une existence solitaire dans sa librairie où il aime être entouré de livres rares ; mais, c’est, aussi, un homme marqué par la vie qui le fait se replier sur lui-même ; c’est un homme sensible avec un passé difficile. Philippe est marqué par la mort de sa femme emportée par un cancer du pancréas.
  • D’un l’autre côté Christelle qui a, elle aussi, traversé des épreuves difficiles liées à la maladie. Si ses blessures ont été physiques elles ont, aussi, été psychologiques et y ont laissé quelques traces.

            Ce roman raconte l’histoire de leur rencontre qui sera un tournant dans leur vie. Il nous fait vivre leur relation et les difficultés qu’ils affrontent ensemble. Peu à peu, ils apprendront à se connaitre, à se faire confiance et a construire une relation assez profonde.

La question est :

L’amour peut-il aider à créer une force qui aide à la guérison ?

Leur histoire se déroule dans la « Ville Rose », nous nous promenons dans Toulouse mais pas seulement puisque l’auteur nous amène dans les Pyrénées, dans la vallée du Luchonnais.

Au fil des lignes, le narrateur nous fait vivre l’évolution des personnages qu’elle soit professionnelle, sociale ou politique.

C’est un roman qui parle d’une pathologie d’actualité qui nous touche tous de prés ou de loin qu’est le cancer.

Les thèmes abordés dans le roman sont principalement :

  • la résilience face aux épreuves de la maladie et aux souffrances
  • l’amour et ses limites
  • les difficultés qui se présentent à nous dans ces circonstances
  • la reconstruction personnelle et surtout l’espoir face aux problèmes rencontrés.

Malgré leurs blessures, les personnages vont essayer de continuer à avancer, de redonner un sens à leur vie et aux relations humaines.

Christelle s’est dirigée vers la politique en se présentant aux élections municipales. Elue, elle veut mettre en œuvre un projet qu’elle a construit mentalement avec conviction : elle veut créer un lieu d’accueil pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.

Elle a trouvé un lieu idéal

Même si le projet semble avoir l’assentiment de tous les élus lors de sa présentation, elle va, très rapidement, se heurter a des interrogations de certains.

 C’est le moment où un certain Bertrand Puech va se manifester : il a, lui aussi, un projet personnel sur le bâtiment que Christelle convoite.

Elle le gène … et il va utiliser tous les moyens dont il dispose pour la discréditer. C’est un homme aguerri aux manipulations, il ne reculera devant rien tout en se protégeant.

Christelle se retrouve en difficulté mais n’a aucune envie de renoncer à son projet.

Toutefois, dans l’ombre, Philippe suit les évènements. Christelle pourra compter sur lui et ses amis pour déjouer les pièges et éliminer l’ennemi.

            Ce roman nous oblige à réfléchir sur la capacité humaine que nous avons à nous relever malgré les épreuves que nous traversons.

            J’ai trouvé ce roman facile à lire, ses personnages sont touchants et émouvants. C’est une histoire triste qui déclenche des émotions.

            Pour conclure, je dirai que c’est une histoire qui parle de la force de l’amour mais surtout la capacité que nous avons à nous relever.

C’est un roman émouvant qui nous montre qu’il est possible de retrouver la lumière grâce à l’amour et à notre force intérieure.

Comme disait Albert Einstein :

« Au milieu de toute difficulté se trouve cachée une opportunité. »

Monsieur de Roquemagne, l’Académie du Languedoc est heureuse de vous décerner le Prix du roman Docteur André Soubiran.

Danielle MORA (10e fauteuil)

Réponse de Philippe BESSE
Nom de plume : Philippe ROQUEMAGNE

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, 

Recevoir aujourd’hui le Prix du Roman 2026 « Docteur André Soubiran » est un immense honneur. Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à l’Académie du Languedoc, à son Président, aux membres du jury, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui, par leur engagement, font vivre la littérature et lui permettent de continuer à éclairer notre monde.

Je remercie également les Éditions Maïa, qui ont cru en ce manuscrit et lui ont permis de rencontrer ses lecteurs.

On dit souvent qu’un écrivain écrit seul. C’est vrai devant sa page blanche. Mais un livre ne naît jamais de la seule main qui tient la plume. Il est nourri par les rencontres, les blessures, les espérances et les êtres qui donnent un sens à chaque mot.

Aujourd’hui, il y a une personne sans laquelle Les Ombres de la Lumière n’existerait tout simplement pas.

Cette personne, c’est Christelle.

Ce livre est né de son courage, de sa dignité face à l’épreuve, de sa lumière lorsqu’il aurait été si facile de céder à l’obscurité. Elle m’a appris que la véritable force ne fait pas de bruit. Elle avance avec pudeur, avec confiance, avec une infinie générosité.

Si je reçois ce prix aujourd’hui, je sais au fond de moi qu’il est aussi le sien.

J’aimerais également avoir une pensée pour toutes les femmes et tous les hommes qui luttent contre la maladie. Mais je voudrais aussi saluer celles et ceux dont on parle parfois moins : les conjoints, les parents, les enfants, les amis, tous ceux qui marchent à leurs côtés. Ils ne portent pas toujours les cicatrices sur leur corps, mais ils les portent souvent dans leur cœur. Leur présence silencieuse est une forme d’amour qui mérite d’être honorée.

Si Les Ombres de la Lumière peut offrir un peu de réconfort, un peu d’espérance ou simplement permettre à un lecteur de se sentir moins seul, alors il aura accompli ce pour quoi il a été écrit.

Enfin, je voudrais remercier les lecteurs. Un livre n’est jamais achevé lorsqu’il sort de l’imprimerie. Il s’accomplit lorsqu’une femme ou un homme l’ouvre, y reconnaît un fragment de sa propre vie et décide d’en faire un morceau de son histoire.

Merci de faire vivre ce roman.

Merci à l’Académie du Languedoc pour cet immense honneur.

Et merci, Christelle, pour cette lumière qui continue, chaque jour, d’éclairer ma vie.

Je vous remercie.

26-07-08 VINCENT-ARNAUD Nathalie

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

Installation de Nathalie VINCENT-ARNAUD au 15e fauteuil
par Maryse CARRIER (52e fauteuil)

   

Monsieur le Secrétaire perpétuel, Monsieur le Président de l’Académie du Languedoc, Mesdames et Messieurs les Académiciens et Membres associés, Mesdames et Messieurs, chers amis.

Nathalie Vincent-Arnaud est née à Toulouse et a grandi à Cahors. Après de brillantes études littéraires à Toulouse, elle deviendra Maître de conférences à l’Université Toulouse-le Mirail appelée aujourd’hui Jean Jaurès puis sera nommée en 2010 professeur des Universités, au Département d’Etudes du monde anglophone ; et elle est en outre une germaniste émérite !

         Le CV professionnel de Nathalie est éblouissant :

 Elle intervient en effet non seulement au Département des Etudes du Monde anglophone, mais aussi au Département de Lettres modernes, au Département Art et Com et au Cetim (Centre d’Etude en traduction, interprétation et médiation)

Depuis 2022 elle est d’ailleurs Membre de la prestigieuse Association des Traducteurs littéraires de France et elle a traduit notamment le recueil de 60 poèmes de Lotte Kramer, poète britannique d’origine allemande émigrée en 1939 en Angleterre pour échapper à la Shoah: « Enfant » dit Lotte « je me mis/A craindre le mot « Juif »/Les oreilles étaient trop sensibles/Cet héritage était/Comme un fardeau »

(Nathalie va nous lire en effet quelques extraits de ses propres recueils)

 Vous assumez également de multiples responsabilités pédagogiques et administratives, encadrant des travaux d’étudiants et des jurys de Master, thèses et même HDR (Habilitation à Diriger des Recherches).

  Mais Nathalie exerce d’autre part des activités et des responsabilités scientifiques dans des sociétés savantes et des groupes de recherche, avec responsabilités éditoriales et organisant maints colloques, congrès et journées d’étude.

En outre elle est actuellement directrice adjointe des éminentes Presses universitaires du Midi.

 Par ailleurs la liste très éclectique de ses propres travaux de recherche est elle aussi impressionnante : plus de 70, corrélés à de nombreux articles pour rubriques purement artistiques, communications et conférences hors cadre universitaire.

Mais quel agenda !

         Quant à ses activités littéraires personnelles, elles s’inscrivent dans le registre de l’écriture poétique, source d’obtention d’une vingtaine de Prix prestigieux dont 5 prix de l’Académie des Jeux floraux : 1 Immortelle, 3 Primevères et en 2026 une médaille pour le poème « Tes lueurs », dont voici les derniers vers : « A toi la ville et sa rumeur étrange/Ses remous/Ses mélanges/N’appelle pas le jour/Sa clarté qui dérange/Les ors de tes lueurs »

 Citons d’autre part votre recueil « Clés d’Août », édité à l’aide d’exemplaires numérotés chez Interstices Editions et qui fut lauréat du 1er prix de Poésie du concours « Les Arts littéraires », du prix André Gastou de l’Académie du Languedoc ainsi que du prix Claude Roy de la Société des Poètes Français.

 Le recueil suivant « Déchants » (en un seul mot) a remporté le 1er prix des Gourmets de Lettres et un diplôme d’honneur de la Société des Poètes français.

Quant à votre dernier recueil « Quel horizon sera », il obtint cette année le 1er prix du concours « Les Arts littéraires », lequel me tient particulièrement à cœur ! Or qu’entendons-nous dans le poème « Où irons-nous danser » : Danser/Epouser la cadence/Le miroitement sourd/Des liqueurs qui enlacent/Nos corps lestés de transes/Sous un plafond  de feu »

        Car Nathalie, adepte de nombreuses activités artistiques, se passionne pour la danse (classique et contemporaine), la musique (piano surtout), et elle nourrit une appétence particulière pour la natation, l’eau au pouvoir régénérant étant constante « résonance à un état intérieur » comme dans un poème du recueil « Déchants » : « L’eau vive en toi s’est attardée/Elle traverse les villes/Et les fleuves renaissent au détour de nos rires »

      Chère Nathalie, non seulement vous vivez votre vie intensément, mais vous êtes une enseignante-chercheuse remarquable, une personne généreuse, un exemple de cette sagesse humaniste, que Paul Eluard évoqua un jour en ces termes : 

« Il n’y a pas d’enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité » 

Et c’est pour toutes vos qualités, votre investissement sans faille, votre engagement au service de la culture que l’Académie du Languedoc a le plaisir aujourd’hui de vous installer en tant que Académicienne au 15ème fauteuil. 

Maryse CARRIER

Réponse de Nathalie VINCENT-ARNAUD :

Mesdames et Messieurs,
Chers Académiciens et chères Académiciennes,
Chère Maryse,

Je tiens à vous exprimer ma gratitude pour les mots que vous avez eus pour moi, marques de l’attention que vous m’avez toujours témoignée depuis notre rencontre lors de ce concours des Arts littéraires d’il y a quelques années où mon recueil Clés d’août a obtenu le premier prix de poésie. J’ai été amenée à découvrir par votre entremise cette Académie du Languedoc dont j’avais beaucoup entendu parler sans toutefois en connaître exactement le fonctionnement, l’esprit, les missions. Une découverte marquée par l’obtention du prix André Gastou, du nom du père talentueux d’un autre membre talentueux de cette Académie, François-Régis Gastou, poète de l’affiche et des couleurs. Cette première étape précéda de peu mon accession au rang de membre associée. Même si mon emploi du temps ne me permet que rarement de participer à vos rencontres, je n’en suis pas moins associée aux aventures de cette Académie que je suis, et continuerai de suivre, avec attention.

À présent que l’heure a sonné de mon intégration plus officielle, je voudrais exprimer ma reconnaissance à l’Académie pour cette distinction qui va m’amener à occuper le 15è fauteuil. Ce fauteuil, je ne l’ignore pas, a été celui de Danielle (dite Dany) Nadal, personne que je ne connaissais pas mais dont une brève enquête m’a appris qu’elle était une découvreuse, une pionnière en matière de restauration des textiles. Par un de ces hasards dont on sait qu’ils n’existent pas vraiment, son histoire m’a été révélée avec enthousiasme par une de mes collègues et amies de l’Université Toulouse-Jean Jaurès, spécialiste d’histoire de l’art et de tissus liturgiques. Formée aux textiles et à leur restauration, devenue responsable de l’atelier textile des musées Paul Dupuy et Georges Labit, Danielle Nadal joua un rôle moteur dans la reconnaissance académique de la restauration textile. Elle fit école en transformant l’atelier Paul Dupuy en caverne d’Ali Baba où les tissus coptes voisinaient avec les falbalas et les vêtements d’époque, pour le plus grand bonheur des restauratrices en herbe qui le fréquentèrent, dont certaines accédèrent à des postes prestigieux et dont toutes conservèrent un souvenir ébloui assorti d’une reconnaissance infinie pour cette transmission de savoir faire et de moments de grâce. Danielle Nadal fit ainsi office de défricheuse, de guide, d’accompagnatrice sur le chemin de la découverte d’un passé précieux, de tissus qui respirent la mémoire vive de manières d’habiter le monde, souvenir que la restauration des tissus permet de stabiliser et de perpétuer.

Je me plais ainsi à penser que, dans le droit fil de l’entreprise de Danielle Nadal et de ce qu’elle a légué aux autres, je pourrai moi aussi œuvrer à quelque perpétuation : celle d’un lien vital au monde que je trouve pour ma part dans la poésie, dans la mise en mouvement des mots, des couleurs, des rythmes qu’ils renferment, de tout ce qu’ils nous révèlent et de tout ce par quoi ils nous bougent, à l’instar de la danse, de la musique, d’autres arts, d’autres langages qui, recueillis et transmis, nous donnent nos élans salvateurs en ce monde.  

Nathalie VINCENT-ARNAUD

26-07-08 Présentation J. Martineau

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

 Présentation de Julien MATINEAU « Membre associé »
par Michel CARRIER (Président)

 

 

Monsieur le Secrétaire perpétuel,
Monsieur le Secrétaire général,
Chers Académiciens,
Chers amis,

Je ne souhaite pas vous cacher mon très grand plaisir d’accueillir aujourd’hui à l’Académie du Languedoc Julien MARTINEAU.

Certes, Julien Martineau est un Languedocien d’adoption puisqu’il est né en 1978 à Argenteuil où il a commencé ses études musicales au conservatoire de Rueil-Malmaison, obtenant plusieurs premiers prix : mandoline, musique de chambre et formation musicale. Au Conservatoire national supérieur de musique de ParisI il est diplômé en Histoire de la musique et à la Sorbonne, il obtient un master de musicologie.

À 19 ans, Julien Martineau remporte le célèbre prix Giuseppe ANEDDA au concours international de mandoline de Varazze présidé par Ugo ORLANDI.

En 2005 il est nommé professeur de mandoline au Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse. Créée à son intention, cette classe de mandoline est la première ouverte en France dans un CRR.

Soliste invité aux Victoires de la musique classique en 2017, il a fait ses débuts avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France en 2018 sous la direction de RINALDO ALESSANDRINI avec lequel il a enregistré les concertos de Vivaldi et de Calace.

Julien Martineau est l’un des plus brillants mandolinistes actuels. Par son exigence technique, par cette élégance naturelle qui caractérise son jeu, et par sa remarquable sonorité, il a ouvert à l’instrument des horizons nouveaux. Il lui a rendu toute sa noblesse et l’a inscrit dans la grande famille des solistes. Passionnément engagé en faveur de son instrument, il a enrichi le répertoire de la mandoline en commandant des œuvres nouvelles à des compositeurs tel que le compositeur et pianiste Karol BEFFA et en réalisant de nombreuses transcriptions de grandes pages du répertoire.

En 2021, Julien est nommé Directeur Honoraire de la prestigieuse et plus importante organisation consacrée à la mandoline dans le monde : The Classical Mandolin Society of America.

En octobre 2022, il préside le jury du Concours International de Mandoline de Tokyo.

Julien a joué dans le monde entier avec des formations de grande renommée telles que l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, l’Orchestre Métropolitain de Lisbonne, l’Orchestre National de Lituanie, l’Orchestre National de Biélorussie entre autres. Lors de notre dernière conversation téléphonique il était en Allemagne et s’apprêtait à donner un concert avec l’Orchestre national de la Sarre.  

Ses prestations en solo ou accompagnées lui permettent également de mettre en lumière la virtuosité mais aussi la délicatesse de son instrument. On peut citer ses collaborations avec Vanessa BENELLI MOSELL, Yvan CASSAR, Bertrand CHAMAYOU, Jean-François ZYGEL, Geneviève LAURENCEAU, Thibaut GARCIA, Yann DUBOST, Éric FRANCERIES ainsi qu’avec les chanteurs Roberto ALAGNA, Natalie DESSAY, entre autres.

Sa discographie est déjà très importante. On peut citer « La cinquième saison », « O Sole mio », « BEETHOVEN-suites- avec Vanessa BENELLI MOSELL », « Come una volta », « Paradis latin » ou les « Préludes de Calace ».

Evidemment, vous pensez bien que ma liste n’est absolument pas exhaustive.

Toute cette activité ne suffisait pas à Julien MARTINEAU et son amour du partage l’a incité à créer en 2022 le festival de Toulouse dont il est actuellement le Directeur artistique-fondateur. La 5ème édition de ce festival, commencé le 30 juin, se terminera le 11 juillet.

D’ailleurs, ce soir à 21h à Saint Pierre des Cuisines la pianiste austro-hongroise Suzana BARTAL donnera un concert et je sais que Julien doit aller l’accueillir d’ici peu.

Toujours dans le cadre de ce festival et dans la même salle, le 11 juillet à 21h, Julien interprètera les concertos de Bach et Vivaldi avec le pianiste David FRAY, le pianiste Timothy LAZAKOWICH et le mandoliniste Eugenio PALUMBO.

J’ai été personnellement très touché de constater que dans sa biographie sur Internet Julien a mentionné le prix DEODAT de SEVERAC, attribué par l’Académie du Languedoc en 2013. C’est assez rare pour être souligné.

En 2024 Julien Martineau a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres.

L’Académie du Languedoc, qui souhaite préserver et célébrer la culture de notre territoire, ne peut qu’être fière de compter parmi ses membres un artiste d’une telle qualité et d’une telle stature internationale.

Cher Julien Martineau, j’ai le grand honneur de vous décerner le titre de Membre associé de l’Académie du Languedoc.

 

Michel CARRIER (Président Académie du Languedoc)

26-07-08 Remerciements

Remerciements par le Président
Michel CARRIER

Mercredi 08 juillet 2026

Domaine Borde-Blanque à Saint-Jory

 

Chers amis,

Vous venez d’entendre notre Secrétaire perpétuel qui nous a retracé l’histoire de ce magnifique lieu mis à notre disposition par notre collègue et ami Francis CASSIN et son épouse.

Vous savez que tout organisateur doit affronter nombre d’aléas : l’imprévu, la négligence, la dernière minute, etc. Bien que, par définition, l’Académie du Languedoc soit composée d’une « élite », elle ne faillit pas à cette tradition.

Je dois tout de même remercier deux membres du bureau qui m’ont particulièrement aidé dans la mise en place de ce 8 juillet : le trésorier qui a dressé la liste des inscrits grâce à vos chèques et vos virements et le secrétaire général, véritable artiste dont vous avez pu apprécier les illustrations du domaine Borde-Blanque sur le bulletin d’inscription. Vous aurez l’occasion d’admirer tout à l’heure la magnifique illustration du menu qu’il a réalisée. Et je dois dire qu’il ne s’est pas contenté de l’iconographie, c’est lui qui a traité avec notre prestataire la composition de notre repas.

Enfin, je veux remercier Madame et Monsieur Francis CASSIN qui, pour la deuxième année consécutive, nous reçoivent gracieusement dans leur magnifique et si agréable domaine de Borde-Blanque.

Malgré la température de ce jour, nous pouvons profiter de ce cadre ombragé avec vue sur lac. Ce jet d’eau rafraichissant pourrait presque nous laisser croire que nous sommes au bord du lac Léman. Dans quelques instants, pour notre repas et la cérémonie, nous aurons droit à la magnifique salle climatisée. (A ce sujet, merci de vérifier sur le tableau votre n° de table.)

Et comme si cela ne suffisait pas, sachez qu’ils nous offrent, issus de leur domaine viticole, tous les vins qui vous seront servis.

Nous apprécions grandement ce chaleureux accueil et l’Académie a décidé de les remercier en leur offrant ce cadeau ainsi que ce bouquet de fleur à Irène CASSIN.

26-07-08 IX e Retrouvaille académiques d’été

ACADEMIE DU LANGUEDOC

IXe Retrobailhas academicas d’estiu
8 juillet 2026

Domaine de Borde-Blanque

Illustration des menus : François-Régis GASTOU
Photographies : Nadine GUIBAL PORTOLA et Maryse CARRIER

Réception des participants :

        Accueil par Jean-François GOURDOU (Secrétaire perpétuel)

        Remerciements par Michel CARRIER (Président)

Installation de deux Académiciens :

        Francis CASSIN 9e fauteuil par Jean-Claude MAMAR 36e  fauteuil

        Nathalie VINCENT-ARNAUD 15e fauteuil par Maryse CARRIER 52e fauteuil

Présentation d’un Membre associé :

        Julien MARTINEAU par Michel CARRIER 33e fauteuil

Remise de Prix de l’Académie :

        Prix de littérature Dr A. Soubiran à Philippe ROQUEMAGNE par Danielle MORA 10e fauteuil

        Prix se Sculpture G. Guiraud à Gilles VADEL par Sébastien LANGLOŸS 5e  fauteuil

        Prix de Bande dessinée à Evert GERADTS par Sylvie ABADIE-BASTIDE 59e fauteuil

Partie festive :

        Présentation danse de salon par Michèle LOUBET  et Pierre BERSIAN

        Show « Sinatra » par Emile PENA (Membre associé)

 

Traditionnel « Se canto » initié par Michel PORTOLA et Emile PENA