ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque
8 JUILLET 2026
Prix de littérature Dr A. Soubiran
à Philippe ROQUEMAGNE (Philippe BESSE)
par Danielle MORA (10e fauteuil)



Monsieur le secrétaire Perpétuel
Monsieur le Président
Monsieur le secrétaire général
Mesdames et messieurs les Académiciens
Mesdames et messieurs
J’ai la joie de vous présenter Philippe Besse ou plutôt, dois-je dire, Philippe de Roquemagne, puisque c’est le pseudonyme que vous avez choisi pour écrire ce roman.
Philippe de Roquemagne est un enfant du Lauragais et plus précisément de Revel où il a vu le jour, aussi, est-il un auteur profondément attaché a ses racines occitanes. Le parcours de sa vie professionnelle se situe dans le domaine de l’aérien puis, dans le service public et enfin dans l’enseignement.
« Les ombres de la lumière » est son premier roman paru en 2025 aux éditions Maïa.
C’est un roman contemporain qui peut nous faire réfléchir sur la façon d’aborder les difficultés de la vie.
L’histoire est centrée principalement sur deux personnages
Philippe et Christelle :
- D’un côté Philippe qui mène une existence solitaire dans sa librairie où il aime être entouré de livres rares ; mais, c’est, aussi, un homme marqué par la vie qui le fait se replier sur lui-même ; c’est un homme sensible avec un passé difficile. Philippe est marqué par la mort de sa femme emportée par un cancer du pancréas.
- D’un l’autre côté Christelle qui a, elle aussi, traversé des épreuves difficiles liées à la maladie. Si ses blessures ont été physiques elles ont, aussi, été psychologiques et y ont laissé quelques traces.
Ce roman raconte l’histoire de leur rencontre qui sera un tournant dans leur vie. Il nous fait vivre leur relation et les difficultés qu’ils affrontent ensemble. Peu à peu, ils apprendront à se connaitre, à se faire confiance et a construire une relation assez profonde.
La question est :
L’amour peut-il aider à créer une force qui aide à la guérison ?
Leur histoire se déroule dans la « Ville Rose », nous nous promenons dans Toulouse mais pas seulement puisque l’auteur nous amène dans les Pyrénées, dans la vallée du Luchonnais.
Au fil des lignes, le narrateur nous fait vivre l’évolution des personnages qu’elle soit professionnelle, sociale ou politique.
C’est un roman qui parle d’une pathologie d’actualité qui nous touche tous de prés ou de loin qu’est le cancer.
Les thèmes abordés dans le roman sont principalement :
- la résilience face aux épreuves de la maladie et aux souffrances
- l’amour et ses limites
- les difficultés qui se présentent à nous dans ces circonstances
- la reconstruction personnelle et surtout l’espoir face aux problèmes rencontrés.
Malgré leurs blessures, les personnages vont essayer de continuer à avancer, de redonner un sens à leur vie et aux relations humaines.
Christelle s’est dirigée vers la politique en se présentant aux élections municipales. Elue, elle veut mettre en œuvre un projet qu’elle a construit mentalement avec conviction : elle veut créer un lieu d’accueil pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.
Elle a trouvé un lieu idéal…
Même si le projet semble avoir l’assentiment de tous les élus lors de sa présentation, elle va, très rapidement, se heurter a des interrogations de certains.
C’est le moment où un certain Bertrand Puech va se manifester : il a, lui aussi, un projet personnel sur le bâtiment que Christelle convoite.
Elle le gène … et il va utiliser tous les moyens dont il dispose pour la discréditer. C’est un homme aguerri aux manipulations, il ne reculera devant rien tout en se protégeant.
Christelle se retrouve en difficulté mais n’a aucune envie de renoncer à son projet.
Toutefois, dans l’ombre, Philippe suit les évènements. Christelle pourra compter sur lui et ses amis pour déjouer les pièges et éliminer l’ennemi.
Ce roman nous oblige à réfléchir sur la capacité humaine que nous avons à nous relever malgré les épreuves que nous traversons.
J’ai trouvé ce roman facile à lire, ses personnages sont touchants et émouvants. C’est une histoire triste qui déclenche des émotions.
Pour conclure, je dirai que c’est une histoire qui parle de la force de l’amour mais surtout la capacité que nous avons à nous relever.
C’est un roman émouvant qui nous montre qu’il est possible de retrouver la lumière grâce à l’amour et à notre force intérieure.
Comme disait Albert Einstein :
« Au milieu de toute difficulté se trouve cachée une opportunité. »
Monsieur de Roquemagne, l’Académie du Languedoc est heureuse de vous décerner le Prix du roman Docteur André Soubiran.
Danielle MORA (10e fauteuil)
Réponse de Philippe BESSE
Nom de plume : Philippe ROQUEMAGNE
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Recevoir aujourd’hui le Prix du Roman 2026 « Docteur André Soubiran » est un immense honneur. Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à l’Académie du Languedoc, à son Président, aux membres du jury, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui, par leur engagement, font vivre la littérature et lui permettent de continuer à éclairer notre monde.
Je remercie également les Éditions Maïa, qui ont cru en ce manuscrit et lui ont permis de rencontrer ses lecteurs.
On dit souvent qu’un écrivain écrit seul. C’est vrai devant sa page blanche. Mais un livre ne naît jamais de la seule main qui tient la plume. Il est nourri par les rencontres, les blessures, les espérances et les êtres qui donnent un sens à chaque mot.
Aujourd’hui, il y a une personne sans laquelle Les Ombres de la Lumière n’existerait tout simplement pas.
Cette personne, c’est Christelle.
Ce livre est né de son courage, de sa dignité face à l’épreuve, de sa lumière lorsqu’il aurait été si facile de céder à l’obscurité. Elle m’a appris que la véritable force ne fait pas de bruit. Elle avance avec pudeur, avec confiance, avec une infinie générosité.
Si je reçois ce prix aujourd’hui, je sais au fond de moi qu’il est aussi le sien.
J’aimerais également avoir une pensée pour toutes les femmes et tous les hommes qui luttent contre la maladie. Mais je voudrais aussi saluer celles et ceux dont on parle parfois moins : les conjoints, les parents, les enfants, les amis, tous ceux qui marchent à leurs côtés. Ils ne portent pas toujours les cicatrices sur leur corps, mais ils les portent souvent dans leur cœur. Leur présence silencieuse est une forme d’amour qui mérite d’être honorée.
Si Les Ombres de la Lumière peut offrir un peu de réconfort, un peu d’espérance ou simplement permettre à un lecteur de se sentir moins seul, alors il aura accompli ce pour quoi il a été écrit.
Enfin, je voudrais remercier les lecteurs. Un livre n’est jamais achevé lorsqu’il sort de l’imprimerie. Il s’accomplit lorsqu’une femme ou un homme l’ouvre, y reconnaît un fragment de sa propre vie et décide d’en faire un morceau de son histoire.
Merci de faire vivre ce roman.
Merci à l’Académie du Languedoc pour cet immense honneur.
Et merci, Christelle, pour cette lumière qui continue, chaque jour, d’éclairer ma vie.
Je vous remercie.