26-07-08 Prix de littérature Dr Soubiran

ACADEMIE DU LANGUEDOC
Domaine Borde-Blanque

8 JUILLET 2026

 Prix de littérature Dr A. Soubiran
à Philippe ROQUEMAGNE (Philippe BESSE)
par Danielle MORA (10e fauteuil)

 

 

Réponse de Philippe BESSE
Nom de plume : Philippe ROQUEMAGNE

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, 

Recevoir aujourd’hui le Prix du Roman 2026 « Docteur André Soubiran » est un immense honneur. Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à l’Académie du Languedoc, à son Président, aux membres du jury, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui, par leur engagement, font vivre la littérature et lui permettent de continuer à éclairer notre monde.

Je remercie également les Éditions Maïa, qui ont cru en ce manuscrit et lui ont permis de rencontrer ses lecteurs.

On dit souvent qu’un écrivain écrit seul. C’est vrai devant sa page blanche. Mais un livre ne naît jamais de la seule main qui tient la plume. Il est nourri par les rencontres, les blessures, les espérances et les êtres qui donnent un sens à chaque mot.

Aujourd’hui, il y a une personne sans laquelle Les Ombres de la Lumière n’existerait tout simplement pas.

Cette personne, c’est Christelle.

Ce livre est né de son courage, de sa dignité face à l’épreuve, de sa lumière lorsqu’il aurait été si facile de céder à l’obscurité. Elle m’a appris que la véritable force ne fait pas de bruit. Elle avance avec pudeur, avec confiance, avec une infinie générosité.

Si je reçois ce prix aujourd’hui, je sais au fond de moi qu’il est aussi le sien.

J’aimerais également avoir une pensée pour toutes les femmes et tous les hommes qui luttent contre la maladie. Mais je voudrais aussi saluer celles et ceux dont on parle parfois moins : les conjoints, les parents, les enfants, les amis, tous ceux qui marchent à leurs côtés. Ils ne portent pas toujours les cicatrices sur leur corps, mais ils les portent souvent dans leur cœur. Leur présence silencieuse est une forme d’amour qui mérite d’être honorée.

Si Les Ombres de la Lumière peut offrir un peu de réconfort, un peu d’espérance ou simplement permettre à un lecteur de se sentir moins seul, alors il aura accompli ce pour quoi il a été écrit.

Enfin, je voudrais remercier les lecteurs. Un livre n’est jamais achevé lorsqu’il sort de l’imprimerie. Il s’accomplit lorsqu’une femme ou un homme l’ouvre, y reconnaît un fragment de sa propre vie et décide d’en faire un morceau de son histoire.

Merci de faire vivre ce roman.

Merci à l’Académie du Languedoc pour cet immense honneur.

Et merci, Christelle, pour cette lumière qui continue, chaque jour, d’éclairer ma vie.

Je vous remercie.