ACADEMIE DU LANGUEDOC
1925 Etienne Billières : un maire visionnaire au Capitole
par Rémy PECH 48e fauteuil
Canevas pour l’Académie du Languedoc.
Un rappel : ce livre est le 40 ème de la collection Cette année là pour Toulouse et le 3ème pour moi. Deux exigences : le centenaire, l’oubli. Implication BS.
Une opportunité : la crise de la démocratie parlementaire et la municipale de 2026 mettent à l’ODJ le rôle politique des municipalités.
EB subsiste par les réalisations mais les inscriptions sont rares : Banlève, Bédélières, Bourse du Travail, 56 Rue du Taur, Bibli. Cimetière Lardenne. Et : les écoles Billières( rue Ingres).
Une avenue importante, un groupe scolaire (Fontaine-Lestang). Mais : pas de domicile (rue Varsovie, rue des Novars, Lardenne) .
- Un maire une municipalité en phase avec leur électorat
Mai juin 1925 Une élection triomphale 57%
EB St Cypr, parents… formation : l’EPS, la maison Sirven. Un intellectuel autodidacte. Créativité : sténo. Salarié de la Chambre en 1902 avec sa femme Rose Séguy, institutrice. De retour à Toulouse en 1905 ils créent leur école et Rose la reprend dès 1907. Etienne devient professeur technique à l’école de commerce.
Ses proches : sur 36 élus, 7 ouvriers, 13 employés, 3 enseignants et 3 commerçants . Principaux adjoints : Julien, Berlia, Vigneau, Lavit. Seul Ellen-Prévot tranche et encore (origines populaires) ; Par l’école, bons contacts avec les PME toulousaines . La FM : il est vénérable de la principale loge Les vr ais amis réunis ( Gd Orient).
Bien noté que Billières, déjà chevronné ( 10 ans d’adjoint sous Bedouce et Rieux, n’est placé que 6 è sur la liste SFIO. Il remonte grâce au panachage à la 3ème place et il est préféré par la section SFIO de justesse 207 voix contre 199. Un militant…
- AURIOL , A. Bedouce et Jean Rieux, vedettes SFIO, dans les rouages du Cartel de 1924 sont ses relais à Paris ( exple le débat de 1927 sur les subventions à l’ONIA)
- Un projet bien établi mais affiné au fur et à mesure. D’abord les outils
Les moyens : l’électricité : reprise du Ramier décidé en 1916 sous Jean Rieux , inauguré par Feuga en 1921 mais concédé à la Société séculaire du Bazacle, récupérée à grand peine après campagnes et procès et devenue régie municipale.
Les budgets : utilise l’existant : OPHBM, lois Bonnevay 1912 puis Loucheur 1928
Les techniciens : architectes et urbanistes brillants : il garde Léon Jaussely mais mise de plus en plus sur Jean Montariol. Puis Armandary
Pragmatisme : exple du logement : Réticences sur les cités-jardins puis il les font. Les grands ensembles viennent ensuite.
- Les réalisations : un socialisme municipal oui mais ici n’est pas un simple saupoudrage de mesures sociales. Il y a une vision à long terme.
– Vision économique : résorption du chômage : 4000 emplois créés sans compter ONIA, aéro. Toulouse préservé du chômage de masse qui sévit ailleurs.
-Vision Culturelle : les écoles (15 groupes nouveaux) comme foyers du quartier. Cas de Jules Julien à Rangueil. Elever le peuple . le doter des outils de l’émancipation.
La BM : souci esthétique. Suit la tradition Ournac : artistes toulousains mais cotés à Paris ( Clerc, Bouillère, St Saens, Parayre)
-Sport : les piscines, la salle (sport et réunions) choix du Parc des sports plutôt que saupoudrage.
Le quotidien : pavage, éclairage axial.
- EB reste un militant
Statue Jaurès. Manifs 1934, 36.
Bourse du Travail décidée 1929 inaugurée en 31.
Intransigeant à l’égard du fascisme et du nazisme . 1926, 1933. Réu contre l’antismitisme au Capitole avec Saliège.
Pourquoi l’oubli ? il gagne l’élection de 35 à titre posthume et Ellen Prévot continue (Grand Rond), négo entre patronat et CGT en juin 36.
Mais 1940 : la page SFIO est tournée : adresse à Pétain. Prudence, trahisons.
Socialistes dans la résistance : Forgues, Verdier, Naves, Badiou, Vincent Auriol. Badiou tiendra 15 ans mais avec coalition très vite orientée au centre gauche.
CONCLUSION : EB reste vivant dans ses réalisations. Mais il a posé des principes : la probité perso, le travail en équipe, le contacts avec la base, l’adaptation à la conjoncture éco, politique.
Lecture du « testament » retrouvé par Dominique Baudis.

