Prix littéraire de la ville de Toulouse 2022

Prix littéraire de la ville de Toulouse attribué à Christian Authier

Le 13-05-2022

Eloge par Jean-Claude Martinet (50ème fauteuil)

Monsieur le maire,
Monsieur le perpétuel,
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs et amis de l’académie,
Chers consœurs et confrères,

Monsieur Christian Authier nous allons vous décerner le ‘’prix de la ville de Toulouse’’ pour votre livre intitulé  ‘’Petit éloge amoureux de Toulouse’’ . Vous aimez notre belle ville ; la preuve, le titre comporte le mot ‘’amoureux’’ et, j’ai la même sensibilité que vous.

Vous êtes né le 24 décembre 1969 à la Garennes-Colombes en région parisienne. Mais, vous avez rejoint Toulouse très tôt puisque vous avez fait vos études supérieures à l’université du Mirail, au sein de laquelle vous avez obtenu  une maîtrise d’histoire. Vous avez aussi fréquenté l’Institut  des Etudes Politiques, promotion de 1994.

Vous êtes  journaliste au journal ‘’L’Opinion indépendante’’ à Toulouse de 1995 à 2021 et, vous avez collaboré avec le Figaro Magazine et le Figaro littéraire de 2004.

Vous êtes aussi écrivain avec une dizaine de livres que je ne nommerai pas afin de respecter notre règle des cinq minutes de présentation au maximum. Vos treize essais marquent votre personnalité, dont un vous vaut d’avoir reçu le prix Renaudot.  

J’ai lu votre  dernier livre avec passion en concordance avec vos sentiments, à partir de la page cinq. Comme c’est étrange que tous les livres commence par des pages non numérotées. Ainsi vous regrettez la disparition de l’épicerie Bourdoncle le trente et un mars 1998. C’était un délice en descendant la rue Saint-Rome de respirer ses odeurs d’épice qui émanaient de pays lointains. En 1955, place Dupuy un magasin vendait encore des ‘’Surplus américains’’ que nos alliés avez laissés à notre disposition, en quittant notre pays.  

La modernisation de la rue Alsace-Lorraine rendu aux piétons vous convient à merveille, mais que dire de ces vélocipèdes, planches à roulettes et trottinettes qui vous frôlent pilotés par des jeunes tatoués.

La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel.

Vous écrivez :  gentrification : ‘’ les édiles n’aime pas ce terme, que l’on pourrait aussi traduire par ‘’apartheid social’’. J’avoue, humblement, que j’ai consulté mon dictionnaire le petit Robert en deux volumes. On s’instruit à tout âge !

Je regrette que vous n’ayez pas eu une pensée pour notre corps médical, dont le CHU qui, par sa modernisation et ses qualités professionnelles fut classé durant plusieurs années ‘’Le meilleur CHU de France’’.

Je me permets de vous titilliez. Ni trouvez pas quelques pensées perfides et je vous confirme que la lecture de votre livre m’a passionnée.

            Je termine mes propos en lisant la quatrième page de garde :

            ‘’Lorsque l’on a toujours vécu, ou presque, dans une ville et que l’on y a vieilli jusqu’à un âge certain, celle-ci est beaucoup plus qu’un décor ou  qu’un cadre. Elle est devenue une confidente, une compagne, une mémoire vivante’’.

Monsieur le maire je vous remercie, car, avec le prix de la ville de Toulouse, nous attribuons un chèque de cinq cents euros, montant de la subvention annuelle que vous nous attribué chaque année à cet effet.

Les académiciens et membres de L’Académie de Toulouse sont heureux de vous attribuer le prix de ‘’La ville de Toulouse’’.

Merci de votre attention.

Toulouse le vendredi treize mai 2022

Jean-Claude Martinet (50ème fauteuil)
Trésorier-adjoint