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26-01-28 Grand Prix littéraire ville de Toulouse

ACADEMIE DU LANGUEDOC

 Grand Prix littéraire de la ville de Toulouse attribué à

Marie-Hélène NUNEZ

Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Présentée par Michel PORTOLA  31e fauteuil 

Bonsoir,

Il m’est agréable de présenter ce soir, lors de cette séance solennelle, Marie-Hélène NUNEZ. Nous nous connaissons depuis près de trente ans alors qu’elle était professeur agrégée de lettres classiques au collège de Bellefontaine à Toulouse. J’étais son chef d’établissement.

Très vite, j’ai pris la mesure de ses qualités d’enseignante, notamment en direction d’une population pas toujours favorisée.

Enseigner le français en ZEP est une démarche normale mais développer l’apprentissage du latin auprès de cette variété de cultures n’était pas chose évidente tout comme d’emmener ses élèves en voyage linguistique à Rome. Et ses convictions profondes de la pratique élégante de notre belle langue l’ont poussée à me demander de créer une section de grec, ce à quoi j’ai accédé avec enthousiasme.

Ce n’est pas osé, c’est tout simplement exceptionnel, empreint d’un souci de réussite, d’émancipation, d’ouverture de l’esprit vers l’universalité et la tolérance.

Je la retrouve donc au travers de sa production littéraire dont je retiens 4 titres :

En 2013, « Dis-moi seulement une parole et je serai guéri ».
En 2017, « Leurs chemins ».
En 2020, La Petite ».
Et aujourd’hui, « Territoires Etanches ».

La fratrie NUNEZ était basée à Mazamet. Et au travers de cet ouvrage, j’ai découvert un territoire profondément ancré dans une industrialisation du traitement des peaux et laines de mouton, au point d’en devenir la 1ère puissance mondiale du délainage.

Et c’est cette fabuleuse aventure humaine, que retrace M.H. NUNEZ  en décrivant, sans aucune concession, les dures conditions de vie endurées par une population totalement dépendante de cette économie florissante.

Et cela s’est poursuivi des décennies durant jusqu’aux années 1980 où le déclin, du fait de l’industrialisation à outrance, de la mondialisation effrénée, a anéanti ces territoires.

Le livre retrace avec passion, sincérité, sensibilité, cet attachement viscéral à des métiers pourtant ingrats sur fond de jalousies religieuses.

En effet, les familles de patrons étaient protestantes alors que celles des ouvriers étaient catholiques. Ce clivage qui deviendra même politique, a suscité de nombreuses crises, toujours résolues.

J’ai été absorbé, passionné, bouleversé par la lecture de cette saga et je serais tenté de vous la faire partager ici-même…

On se sent tellement pris par l’analyse humaine, la vérité authentique des personnages que l’on en est droit de se demander si vous – M.H. N.- n’avez pas été au cœur de cette aventure ?

Allez donc à la rencontre de Marthe, Paul, Jean-Christophe, François, Jeanne, Hafsatou…

 Certes, vous livrez ici des souvenirs d’enfance, même olfactifs, au travers de visites imposées et que vous détestiez.

On rit, on pleure, on souffre en partageant votre narration et on ne peut que vous rendre hommage quant au travail effectué sur les récits. Pas de plan à priori, tout est construit au fur et à mesure des mots.

Avec quelle capacité vous entrez dans la peau des acteurs de cette aventure ! Un ressenti affirmé tant pour les personnages réels que fictifs.

Certaines fois, l’écriture est courante et durable. D’autres fois, vous donnez l’impression d’attendre afin de se faire rencontrer les idées.

Pour conclure, je relèverai cette formule énoncée dans votre ouvrage :

«  Chaque bourg aura une stèle ornée d’une épitaphe : A LA GLOIRE DE L’USINE SACRIFIEE A LA MONDIALISATION ».

Bonne lecture.

L’Académie du Languedoc est heureuse de vous décerner le Grand Prix Littéraire de la Ville de Toulouse.

 

 

 

26-01-28 Présentation M. GAUDOIS

ACADEMIE DU LANGUEDOC

Présentation en tant que Membre associée de l’Académie de

Marielle GAUDOIS
Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026

Présentation par Georges BENAYOUN  23e fauteuil

Monsieur le Maire, Président de Toulouse Métropole, Cher Jean – Luc,
Monsieur le Secrétaire Perpétuel
Monsieur le Président de l’Académie
Monsieur le Secrétaire Général
Mesdames et Messieurs les Académiciens
Chères Consœurs, Chers Confrères
Mesdames, Messieurs,

 

Aujourd’hui, c’est avec une joie profonde et un vrai sentiment de fierté que nous célébrons l’entrée au sein de l’Académie du Languedoc de Marielle Gaudois.

Accueillir Marielle, ce n’est pas seulement honorer un parcours remarquable mais c’est souhaiter la bienvenue à une personnalité lumineuse, une femme dont la curiosité et la générosité ont marqué celles et ceux qui l’ont rencontrée.

Marielle Martine GAUDOIS est née un 6 décembre à MONTAUBAN.

Elle est Consultante en entreprise, fondatrice et dirigeante du Cabinet Arcade Management

 

Née un 6 décembre elle est donc SAGITTAIRE

Les Sagittaires sont décrits comme dynamiques, romantiques, et indépendants. Ils sont souvent déterminés et passionnés par leurs objectifs
On retient chez eux un esprit d’aventure, toujours prêts à relever des défis

Ce sont des sujets optimistes, honnêtes et francs, sociables, généreux, et dévoués pour le bonheur de leurs proches.

On peut retrouver au prénom Marielle des origines diverses à travers les âges. Il plonge ses racines dans une tradition plurielle et millénaire.
D’inspiration catholique il est étroitement lié à la Vierge Marie, figure centrale de foi, de pureté et d’espérance

Sur le plan hébraïque il dérive du prénom Myriam, la sœur de Moïse, l’aimée de Dieu ou encore élévation

Enfin dans la tradition arabe, ce prénom se rapproche de Maryam, symbole de piété et de vertu

Ainsi Marielle incarne un pont entre les cultures et les spiritualités, porté par une mémoire sacrée et universelle

S’agissant de son parcours professionnel on retiendra qu’elle a été formée à la Chambre de Commerce de Paris et au CESI de Toulouse.

Elle a axé son travail sur les Méthodes et Techniques de gestion des entreprises, les audits d’organisation, la communication, en lien avec la politique des ressources humaines, l’animation de sessions de formation aux techniques de management, les bilans de compétences, mais également des Activités de conseil

 

Entre 2005 et 2021 elle est membre du bureau du MEDEF de la Haute-Garonne.

Elle siège également au CESER (Conseil Economique Social et Environnemental Régional).

  • Présidente de la Commission Activités et Mutations Economiques.
  • Membre de la Commission Transfert – Innovation – Valorisation de la recherche.

En 2025 elle accède au poste de Présidente de l’Association Le Relais qui œuvre pour l’hébergement et l’insertion de personnes en grande difficulté.

Présidente de Bio Med Alliance, cluster d’entreprises de Bio Santé de la Région Occitanie, et enfin, membre du Bureau du Pôle de compétitivité Cancer Bio Santé.

Marielle GAUDOIS s’est imposée avec le temps comme une consultante en entreprise attentive, perspicace et profondément humaine.

Ce qui la distingue, ce n’est pas seulement sa compétence — indéniable — mais sa capacité rare à comprendre les gens, à apaiser les tensions

Dans un monde professionnel parfois rude, elle a toujours choisi l’écoute et la bienveillance.

Mais la compétence technique ne suffit pas à définir une vie.

 

Ce qui caractérise profondément Marielle Gaudois, c’est son ouverture au monde, sa volonté de comprendre l’autre, d’explorer, d’apprendre.

Ses nombreux voyages — de la Mongolie au Cambodge, du Maroc au Sénégal, de l’Irlande à la Norvège, de l’Italie à la Thaïlande — témoignent d’une curiosité rare et d’un respect profond pour les cultures, les peuples et les histoires qui composent notre humanité.

Elle a su rapporter de ces rencontres non seulement des souvenirs, mais surtout une vision : celle d’un monde où l’écoute et la compréhension sont les premiers instruments du progrès.

Ce goût du voyage n’est autre que le reflet d’une âme ouverte, curieuse et profondément humaniste.

En 2010, la Nation a reconnu son engagement en lui remettant les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur. Une distinction qui ne fait que souligner un trait essentiel de sa personnalité : son sens du service, son attachement aux valeurs humaines, son désir sincère de contribuer au mieux-être de ceux qui l’entourent.

Et elle occupe au sein de l’Association Départementale des Membres de la Légion d’Honneur un poste de responsabilité en charge, comme par hasard de l’organisation des voyages.

Et voilà… la boucle est bouclée

Marielle, votre arrivée à l’Académie du Languedoc nous touche.

Elle nous honore, et elle nous réjouit.

Parce qu’avec vous, nous accueillons non seulement une professionnelle accomplie, mais une femme de cœur, une femme qui sait écouter, comprendre, et surtout transmettre — avec douceur, avec énergie, avec sincérité.

Chère Marielle,

Nous vous souhaitons la bienvenue parmi nous.

Votre parcours, profondément ancré dans l’expérience, nourri par la diversité des cultures et éclairé par l’excellence professionnelle, enrichira sans nul doute nos travaux et notre mission.

Que votre voix, votre chaleur et votre expérience enrichissent longtemps nos travaux et nos échanges.
Nous sommes heureux, très heureux, de vous compter désormais parmi les nôtres

 

Sérénade des étudiants de Daniel LASSALLE

ACADEMIE DU LANGUEDOC

Daniel LASSALLE : Prix de musique Gabriel FAURE 

Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026

Sérénade présentée par les étudiants (trombone) de Daniel LASSALLE du Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse.

Un grand merci à eux pour leur magnifique prestation.

Vidéo partielle captée par Patrice de Viguerie.


Merci aux 15 étudiants et à leur professeur

 

26-01-28 Prix Gabriel FAURE

ACADEMIE DU LANGUEDOC

 Prix de musique Gabriel FAURE attribué à

Daniel LASSALLE

Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Présenté par Patrice de VIGUERIE 2e fauteuil 

Chers amis,

J’ai l’honneur de vous présenter Monsieur Daniel LASSALLE qui a obtenu le prix de musique, Gabriel Fauré, de l’Académie du Languedoc.

Monsieur,

Vous êtes un musicien, directeur artistique de l’ensemble des Sacqueboutiers de Toulouse, vous pratiquez la sacqueboute et le trombone.

Né à Lavelanet en Ariège le 6 septembre 1965. Vous débutez la musique dès l’âge de 5 ans. Vous avez fait vos premières études musicales tout naturellement à l’école de musique de Lavelanet. C’est à 10 ans que vous rejoignez le conservatoire de Toulouse où vous obtenez une médaille d’or à l’unanimité. Puis à l’âge de 16 ans, vous avez été admis au conservatoire national supérieur de musique de Paris en 1982. Après deux ans, vous obtenez le premier prix de trombone à l’unanimité avec félicitation du jury. Un diplôme de professeur de musique et un certificat d’aptitude aux fonctions de professeur de trombone ont complété votre formation pédagogique en 1984 et 1992.

Vous collaborez par la suite, avec des musiciens de renommée tels que Philippe HerreWeghe (La Chapelle Royale), Claude Malgoire, Dominique Visse (ensemble Clément Janequin), Wiliam Christie entre autres.

Vous vous investissez tout particulièrement dans l’interprétation de la musique contemporaine, notamment avec la Sequenza V pour trombone solo de Luciano Berio, que vous avez joué devant le compositeur.

Vous avez une passion toute particulière pour la Sacqueboute et avez intégré dès l’âge de 14 ans les Sacqueboutiers, plus tard à 18 ans l’ensemble Hespérion 20 de Jordi Savall, avec lequel vous travaillez toujours.

Vous êtes actuellement professeur de sacqueboute au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon et professeur de trombone au conservatoire régional de Toulouse,et également directeur artistique des Sacqueboutiers.

La sacqueboute était jouée dans la musique religieuse et profane dès le XVième siècle, car des gravures ont été retrouvées où elle apparait. Très proche du trombone, elle a à peu près la même forme et fonctionne sur le même principe. Son étymologie est incertaine : le nom serait dû à la contraction des verbes de l’ancien français, sacquer et bouter, signifiant respectivement, tirer et pousser.

L’obtention de son est produit ici par les vibrations de l’air provoqué par les lèvres du musicien sur l’embouchure, contrairement aux instruments de la famille des bois dont le son est produit par le souffle et la vibration d’une anche, en roseau parfois, et non pas par les lèvres du musicien.

L’air qui vibre est votre matière première. La respiration et son contrôle est majeure dans votre art pour déterminer les notes mélodieuses de votre musique. Le son émis est ensuite porté par l’air jusqu’à notre tympan.

L’air et les notes que vous faites vibrer dans votre instrument en cuivre va rejoindre le firmament et nous élève vers d’autres dimensions. La volonté de s’élever par un son mélodieux vient du fin fond des âges.

Mais il faut attendre l’âge de bronze pour voir arriver les premiers instruments en métal, soit 3000 ans avant JC.

Auparavant, l’homme a pris, pour premiers instruments à vent, un coquillage, un os, de l’ivoire, une corne de bélier ou une corne de grand Koudou, et c’est le Chofar qui venait clore la prière juive du Youm Kippour il y a 5786 ans. C’était surement l’un des premiers instruments à vent, faute de cuivre, puis la flute est arrivée où l’on a permis aux notes de s’élever, dans un bois creux percé de trous.

Trompes de chasse, trompettes et cor, clairon et tuba, trombone à coulisse, et sacqueboute nous y sommes, droites ou courbées nous nous rapprochons des instruments en cuivre et du trombone

C’est la bouche, importante, qui laisse entrer et sortir le souffle de la respiration, son rôle est majeur. Il y a une énergie spirituelle dans cet air partagé que nous respirons avec nos poumons, car il est respiré par tous nos semblables.

C’est l’ouverture de la conscience, l’accueil du Principe au plus profond de soi. C’est la reconnaissance de ce qu’il y a de plus universel au monde, de mieux partagé, l’air, est cette chose indicible dans laquelle nous baignons tous.

C’est avec l’air, que l’enfant qui naît prend vie, c’est sans air que le mourant demeure, après son dernier souffle.

Laisser entrer le souffle en soi, c’est renoncer à son ego, c’est abandonner l’illusion d’être séparé des autres. C’est s’ouvrir à la réalité : tout est interdépendant, tout est unité.

Patrice de Viguerie

26-01-28 Installation Annette CUNNAC fauteuil 26

ACADEMIE DU LANGUEDOC

Installation au 26e fauteuil de l’Académie de

Annette CUNNAC
Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Installée par François-Régis GASTOU Secrétaire général 

Monsieur le Maire,
Monsieur le Secrétaire Perpétuel,
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Académiciens et Membres associés
Madame,

 

Aujourd’hui Madame, c’est un jour exceptionnel, un jour pas comme les autres, un jour différent des autres. L’Académie du Languedoc vous octroie le 26ème fauteuil où ont préalablement siégé, le professeur Jean Cazalbou, l’historien Jean-Paul ESCALETTES et le professeur Jean LOZES. Vous relaterez la carrière de ce dernier dans quelques instants. Vous siègerez au sein de notre Compagnie pour maintenir et perpétuer les traditions languedociennes au même titre que notre compagnon le docteur Michel OLLE-CAUSSE titulaire du 11ème fauteuil qui, grâce à sa curiosité et sa perspicacité, a découvert votre peinture lors d’une de vos expositions personnelles à la galerie Mage de Toulouse en 2022 ; découverte qui a retenu toute l’attention de notre académie.

En connaissant une partie de votre œuvre et ayant partagé avec vous quelques conversations, vous me ramenez, Madame, des années en arrière, c’est-à-dire en 1980 lors de mon installation au 54 ème fauteuil, occupé à titre posthume par Renée ASPE, artiste-peintre languedocienne, bien connue des toulousains et de la région. Vous avez, d’ailleurs, obtenu le prix de peinture Renée ASPE de notre Académie en 2022 dont l’éloge a été prononcé par notre confrère Bernard POUILHES siégeant au29 ème fauteuil

Sans toutefois établir un véritable parallèle, vous me rappelez Renée ASPE, vous êtes une femme distinguée, souriante, portant l’amour du Beau jusqu’au bout de vos doigts, vous avez la passion du dessin et de la peinture, totalement immergée dans l’art pictural comme nous dirions aujourd’hui parfaitement investie ; vous nous offrez à chacune de vos créations une peinture ou un pastel séduisant aux lignes parfaites toujours très proches de la réalité que vous saisissez sur le vif.

Vous êtes, Madame, depuis déjà quelques décennies une artiste-peintre reconnue de

notre Languedoc qui a imposé son style, tout simplement.

Le 12 décembre 2023, vous avez été honorée une seconde fois par l’Académie du Languedoc en devenant Membre associée de notre Compagnie à la suite de la présentation de notre confrère et Président Michel CARRIER siégeant au 33ème fauteuil.

Vous êtes née à Rabastens avec le demi-siècle dans cet agréable département du Tarn sous le signe des poissons qui ondulent gracieusement dans les eaux scintillantes de la rivière.

Benjamine d’une grande fratrie, vous avez vécu dans un cadre familial chaleureux. Vous étiez proche de la Nature dans cette campagne tarnaise, très sensible à la beauté et à la diversité des paysages.

Vous avez suivi une éducation scolaire à l’école primaire St Joseph de Salvagnac, au collège de Rabastens et au Lycée Rascol d’Albi. Ensuite, vous intégrez à Toulouse le lycée Ozenne et vous obtenez en 1970 un BTS de Secrétaire de direction bilingue. Et vous partez pendant cinq ans en Angleterre pour vous perfectionner dans la langue de Shakespeare tout en exerçant un emploi. En 1983, vous poursuivez votre parcours professionnel en revenant en France et vous vous installez dans notre capitale languedocienne où vous intégrez le Laboratoire d’optique Acon-Médicornéa en qualité d’assistante de direction bilingue.

Vous êtes fascinée par l’architecture des beaux hôtels particuliers de Toulouse, par les réunions d’étudiants regroupés sous les parasols de la place de la Daurade ou par la chaleur rougeoyante que dégagent les briques des quais, le soir au soleil couchant, sur les bords de la Garonne.

Et là vous êtes subjuguée : cette ambiance vous séduit, vous attire et éveille en vous le désir profond de saisir sur une toile ces moments privilégiés.

Ce sera chose faite. Et vous voilà déterminée, vos suivez des cours de peinture à l’école des Beaux-Arts de Toulouse de notre ami commun, l’artiste peintre Pierre DARQUES hélas, depuis disparu. Vous avez en peu de temps, comme vous le soulignez si bien, acquis « de solides bases en dessin et en peinture »

Chez vous, la couleur n’est jamais simple ornement : elle est langage, émotion, battements de cœur. Vos touches chaudes, ocre vibrant, rouge ardent, jaune solaire s’entrelacent avec audace comme si votre toile souhaitait conserver la mémoire du feu et de la lumière. Dans chacune de vos œuvres rien n’est jamais figé.

Vous savez combien la contemplation d’un tableau, au-delà de toute explication, est avant tout un ressenti profond ou banal, une émotion intense ou indifférente.

Ça plait ou ça ne plait pas.

Et votre peinture plaît…En observant votre œuvre, on est immédiatement séduit par l’ambiance colorée et lumineuse qu’elle dégage et elle nous plonge spontanément dans l’univers et les scènes de vie que vous avez choisis au travers de votre ville de cœur ou des voyages que vous avez réalisés.

Douée d’une grande sensibilité et d’une maitrise de votre art grâce à un travail assidu, vous avez su vous imposer avec douceur dans ce domaine artistique ce qui correspond bien à votre personnalité aimable et bienveillante.

Vous travaillez en extérieur en prise directe et comme vous le dites : « lorsque je peins en plein air, je suis en état de réceptivité totale afin que rien ne vienne distraire l’œil de ce qui importe ».

Vous peignez maintenant depuis plus de trois décennies et vous avez présenté vos œuvres dans de nombreuses expositions et galeries françaises. Je retiendrai deux dates :

En 2014, vous êtes nommée sociétaire des Artistes Français et vous participez au salon annuel du Grand Palais de Paris

Et en 2025, le musée Raymond Lafage de l’Isle sur Tarn vous consacre une magnifique rétrospective de votre travail au pastel.

Madame, voici le moment de vous féliciter pour votre œuvre, vous êtes une grande artiste-peintre du Languedoc et quand on connait vos toiles et vos pastels, c’est entrer dans un espace ou la lumière devient émotion et ou la couleur raconte ce que les mots ne peuvent dire.

Vous faites partie de la lignée des artistes-peintres contemporains de notre région comme Edouard BOUILLERE , Renée ASPE, Daniel SCHINTONE , Rémy PEYRANNE, et Pierre DARQUES

L’Académie du Languedoc vous a distinguée pour vos talents, elle est heureuse aujourd’hui de vous compter parmi ses membres et de vous octroyer le 26 ème fauteuil.

Madame, nous vous adressons toutes nos félicitations et tous nos compliments

François-Régis GASTOU
Eloge prononcé pour l’installation au 29 ème fauteuil
d’Annette CUNNAC artiste peintre
Salle des Illustres Mairie de Toulouse
Mercredi 28 janvier 2026

26-01-28 Prix Henri MARTIN

ACADEMIE DU LANGUEDOC

 Prix de peinture Henri MARTIN attribué à

Patrick CHANU

Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Présenté par Alain DREUILHE 20e fauteuil 

Chers amis,

Le 6 avril dernier M Tony CASSARINO (ici présent- que je salue) Président fondateur de l’Association CONFLUENCES FORUM DES ARTS ET DES ARTISTES m’a invité à  l’inauguration aux Rencontres multi culturelles -sources-racines et traditions- organisées à Lisle sur Tarn avec la municipalité.

         Au cours de cette visite, alors que je ne suis qu’un amateur à peine éclairé, en matière de peinture, j’ai été totalement séduit pas les tableaux exposés dans la galerie CHANU qui participait à ce forum multiculturel et j’ai demandé à M. CASSARINO de rencontrer l’artiste.

         C’est ainsi que j’ai fait la connaissance  du peintre Patrick CHANU.

         Celui-ci m’a présenté plus longuement ses œuvres et j’ai de nouveau été conquis .

          La force des émotions qui transparaît, le constant rappel de nos racines profondes, le partage qu’il en émane, toute l’œuvre  de Patrick CHANU appelle à l’échange et au dialogue avec le terroir. Les tableaux du peintre CHANU son autant de témoignages de reconnaissance.
         Son premier tableau ici exposé avec ce couple de paysans criant de vérité illustre bien mes propos.

         Son deuxième tableau est un clin d’œil  que M. CHANU fait à l’Académie  du Languedoc. Comme on va lui remettre dans quelques minutes le prix Henri MARTIN  il nous présente la maison où le peintre a vécu à Labastide du Vert (dans le lot) et où il mourut le 12 novembre 194

         Alors que je m’entretenais avec Patrick CHANU, il  m’ alors appris qu’il avait obtenu le 2ième prix de peinture au salon de Quillan en 1995, le premier prix de peinture au salon de Rouffiac Tolosan en 1996,  le prix du jury, prix du public au salon de Saint Jean en 1997, le prix du cœur du jury au salon de Balma en 2023 (j’y étais) le 1er prix au salon confluence de Lavaur en 2022 .

          C’est alors que j’ai pensé pourquoi ne pourrait-il pas prétendre au prix prestigieux de  peinture Henri Martin décerné par la non  moins prestigieuse Académie du Languedoc ? j’ai présenté sa candidature et je suis heureux qu’elle ait été retenue.

         M, CHANU m ‘a déclaré que ses peintures étaient plutôt intimistes. Il en va de même pour les couleurs et les lumières. Il préfère « les demi teintes, décrocher les lumières dans les ombres et les clartés non saturées  »( là vous comprenez bien que je le cite).

         Son parcours a commencé par la bande dessinée. Puis 4 ans (1993-1997) dessins, plâtres et modèles vivants à l’académie de dessin de Toulouse sous la conduite de Luc Peltriaux (que certains ici doivent connaître). J’ai chez moi une œuvre de cet artiste.

         M. CHANU ajoute que la peinture figurative peut offrir ce supplément d’âme. « Il ne faut jamais perdre de vue qu’en matière de création nos doute sont nos seules chances d’évoluer » poursuit-il.  

         Il conclut  par cette citation d’Henri Le Sidaner (vous savez tous qu’Henri le Sidaner est un peintre post impressionniste de la belle époque, des années  folles.. (1862-1939)

         qui disait :

         « J’aime tant la peinture, que  j’aime tous les peintres pourvu qu’ils soient sincères »

                   A vos applaudissements je vous demande d’y associer son épouse Rolande et ses deux enfants François et Guillaume.                   

                                      Merci pour votre attention

26-01-28 Prix José CABANIS

ACADEMIE DU LANGUEDOC

 Prix littéraire José CABANIS attribué à

Alain BEYNEIX
pour

« Villégiatures singulières en terres méridionales »

Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Présenté par Maryse CARRIER 52e fauteuil 

 

 

Monsieur le Maire, Monsieur le Secrétaire perpétuel et Monsieur le Président, Monsieur le secrétaire général, Mesdames et Messieurs les Académiciens et Membres associés, Mesdames et Messieurs, chers amis.

Né à Agen dans une famille de souche gasconne depuis au moins le 18e siècle, Alain Beyneix vit dans le Lot-et-Garonne, à Astaffort, sa résidence familiale depuis 6 générations !

Vos études universitaires vous ont conduit vers une licence d’histoire à Bordeaux, puis à Paris pour l’obtention d’un DEA d’anthropologie sociale et historique de l’Europe et un Doctorat de préhistoire.

Vos 14 ouvrages témoignent d’ailleurs de votre passion récurrente pour la préhistoire mais également pour l’archéologie et le régionalisme.

Vous avez obtenu 2 Prix auprès de la Société académique d’Agen et en 2024 la Société archéologique du Gers vous a décerné le Prix Pierre Dumont.

En 2020 vous avez été nommé Chevalier des Arts et Lettres et Officier des Palmes académiques en 2025, année où vous publiez aux Editions « Le Bord de l’eau : « Villégiatures singulières en terres méridionales » (cad : en Nouvelle Aquitaine et Occitanie, dites-vous).

« Singulières » effectivement sont ces villégiatures de 22 « élites politiques, artistiques et intellectuelles » la plupart parisiennes, de la Belle Epoque puis du XXe siècle, qui, pour diverses raisons, séjournèrent de façon plus ou moins prolongée dans notre beau Sud-ouest et en voici quelques unes :

    – C’est ainsi que « la star internationale de la Belle Epoque », redoutant à Paris d’être prise en otage par les Allemands, opta en 1914 pour Andernos, où elle séjournera ensuite durant sa convalescence après l’amputation de sa jambe droite, il s’agit bien sûr de la comédienne Sarah Bernardt.

    – Le peintre surdoué Toulouse-Lautrec né à Albi, se réfugiait souvent auprès de sa mère, au paisible Château Malromé en Gironde où il décèdera en 1901, victime notamment de ses addictions.

     – Qui est au courant du surprenant duel à Hendaye qui opposa un certain Jean Jaurès au séditieux boulangiste Paul Déroulède, ce qui fit l’objet de violents sarcasmes décochés par les caricaturistes de l’époque, toujours virulents envers les personnalités politiques, tel qu’Armand Fallières, ridiculisé en tant que « président vigneron », au milieu de son cher et vaste domaine de Loupillon dans le Lot et Garonne ?

    – La préhistoire et les trésors du Paléolithique n’étant jamais loin pour vous, si je puis dire, vous citez plusieurs archéologues, souvent autodidactes, cupides parfois et étrangers, tel l’Allemand Otto Rahn, en quête d’un mystérieux trésor autour de Montségur et d’Ussat-les-Bains…

      – Très affaibli par un cancer, un célèbre compositeur se réfugiera sur la Côte Basque, à Saint-Jean de Luz et surtout à Andernos, loin des salons parisiens : il est question ici de Claude Debussy.

      – Nombreux sont les hommes et femmes de lettres que vous mentionnez, en voici quelques uns : Edmond Rostand dont la santé précaire nécessitera, 22 ans durant, des séjours dans la station thermale de Bagnères-de-Luchon.

      Deux poètes, illustres représentants du mouvement surréaliste, vinrent découvrir eux aussi les paysages et les villages riants de notre région : la vallée de la Dordogne et Sarlat source d’inspiration pour Paul Eluard/ et Saint-Cirq-Lapopie, dans le Quercy, destination estivale favorite pour André Breton.

     Savez-vous que Marguerite Duras, emplie sa vie durant de nostalgie pour la maison et le village de son enfance heureuse, venait chercher une échappée hors du temps dans le Lot-et-Garonne, près de Duras, d’où son pseudonyme ?

      Et que dire de l’auteur de « Bonjour Tristesse », née dans le Lot, à Cajarc, véritable « source de décompression » pour la « fêtarde » Françoise Sagan, aspirant de temps en temps à la sérénité, dans son Quercy natal où elle côtoyait le couple Pompidou, lequel recevait dans sa résidence de vacances Rostropovitch, Pierre Boulez, Pierre Soulages… que du beau monde !                 

    Mais vous citez bien d’autres personnalités, je n’en ai évoqué (rapidement) que la moitié !… Et je tiens à préciser qu’Alain Beyneix, autour de toutes ces personnalités, nous offre toujours des descriptions détaillées de sites bucoliques, de bâtisses souvent bourgeoises et de leurs heureux propriétaires, sans oublier les incontournables trésors culinaires, le tout enrichi par des citations choisies et une abondante iconographie illustrant la présence de toutes ces élites qui succombèrent à l’attrait du Sud !

     En conclusion je dirai que votre œuvre n’est ni un roman, ni un guide touristique, elle est le produit d’un amoureux des « terres méridionales », votre galerie de portraits faisant revivre avec « justesse et humanité » toute une époque, où chacun de vos personnages a su capter l’âme et la lumière de cette France du Sud-Ouest, que vous aimez tant et que nous aimons tous !

     Monsieur Beyneix, l’Académie du Languedoc est heureuse de vous attribuer aujourd’hui le prix littéraire José Cabanis, dont le fils André – malheureusement absent – vient d’être honoré en tant que Membre d’Honneur !

 

26-01-28 Installation D. DELPIROUX

ACADEMIE DU LANGUEDOC

Installation au 30e fauteuil de l’Académie de

Dominique DELPIROUX
Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Installé par Michel CARRIER Président de l’Académie 

Monsieur le maire,
Monsieur le Secrétaire perpétuel,
Monsieur le secrétaire général,
Mesdames et messieurs les Académiciens,
Mesdames et messieurs, chers amis,

Aujourd’hui Monsieur Dominique DELPIROUX est installé au 30e fauteuil de notre Académie. C’est le regretté Henri COUSSE, mon prédécesseur en tant que Président de notre association, qui avait fait son éloge de présentation lorsqu’il a été nommé membre associé le 30 novembre 2018.

Dominique Delpiroux, vous êtes né à Strasbourg pendant l’hiver le plus froid de ces 100 dernières années :1956. Votre père vous a entrainé dans ses pérégrinations de commissaire de police et c’est à 15 ans que vous êtes devenu languedocien. Etudes secondaires au Lycée Berthelot, Licence et maîtrise en droit public obtenu en 1979 à la faculté de droit de Toulouse, vous êtes prêt pour la vie professionnelle.

Je ne reviendrai pas sur tous vos engagements parallèles à vos études : moniteur, économe et directeur de centre de loisirs, surveillant de cantine à Toulouse, surveillant d’internat à Cahors puis à Luchon, etc, etc… pour enfin être embauché comme stagiaire le 1 juillet 1979 à La Dépêche du Midi ; embauche qui se concrétisera le 1er décembre de la même année par un CDI.

Vous avez alors gravi tous les échelons jusqu’à obtenir le titre de grand reporter en 2017. Vous avez parcouru le monde : Canada, Sénégal, Liban, Pologne, Ecosse, Tunisie, Algérie, Belgique, Catalogne….et la liste n’est pas exhaustive.

Aujourd’hui, malgré la retraite, vous continuez en tant que pigiste à faire vivre vos éditoriaux qui sont toujours lus et appréciés par vos lecteurs.

En effet, vous ne faites pas parti de ces éditorialistes moralistes et dans ce monde ou le buzz l’emporte trop souvent sur le sens vous préférez ouvrir les portes de la réflexion.

Devant votre capacité de travail, certains jaloux affirmeraient que vous seriez capable d’écrire un éditorial complet avant même que votre café n’ait fini de couler. A mon sens ce n’est pas le café mais le travail qui se cache derrière votre rigueur et votre humanité car l’actualité est une drôle de maîtresse, elle impose chaque jour la quête de l’information du moment, celle qui est cachée ou celle qui doit être démêlée.

Mais vous avez deux facettes à votre journalisme et au cas où nous ne l’aurions pas compris, La Dépêche du Midi nous le transmet par un éditorial vertical sérieux, documenté, social, voire politique puis un autre, le dimanche, horizontal, dans lequel vous nous faites part de toutes vos remarques humoristiques. Mais quel travail de recherche, d’observation, de rapprochements, de mise en forme. Au final quel talent !

L’attachement de Dominique Delpiroux à notre Languedoc n’est pas un simple vernis de façade, il en connait sa géographie et son peuple, ses accents et ses colères, ses enthousiasmes et ses contradictions, ses grandeurs et sa culture.

Son installation au fauteuil n°30 de l’Académie du Languedoc apparaît dès lors comme une évidence. Nous reconnaissons en lui non seulement le journaliste mais également l’écrivain car, je ne l’ai pas encore dit, Dominique Delpiroux a écrit plus de 14 livres édités. Des romans policiers mais aussi une chronique illustrée des années 1900 « L’Aveyron autrefois » en collaboration avec Serge Bardy et même un scénario de bande dessinée « Alerte Ooxia » avec Jacques Lerouge.

Il est à la fois un passeur d’histoire, un interprète du Languedoc et (vous l’ignorez peut-être) un spécialiste des dinosaures.

A l’Académie il va rejoindre celles et ceux qui cherchent à maintenir au plus haut niveau la mémoire culturelle du Languedoc mais aussi à aider à l’éclosion et à la reconnaissance de tous les talents dont notre région peut s’enorgueillir.

Pour son parcours exceptionnel Dominique Delpiroux a été nommé chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques et décoré le 8 juin 2023 dans cette même salle par notre Secrétaire perpétuel.

Son accession au fauteuil n°30 n’est pas seulement un honneur personnel : c’est un hommage rendu à une vie de travail, à une plume pertinente, et à un esprit profondément ancré dans le Languedoc. Nous ne doutons pas que sa contribution sera particulièrement bénéfique à notre belle Académie.

Applaudissons le nouvel Académicien.

26-01-28 Prix Fermat

ACADEMIE DU LANGUEDOC

Grand Prix scientifique Pierre de FERMAT attribué à

Etienne BERTHIER
Salle des Illustres du Capitole Séance solennelle du 28 janvier 2026
Présenté par Michel CARRIER Président de l’Académie 

Monsieur le Maire,
Monsieur le Secrétaire perpétuel,
Monsieur le Secrétaire général, mesdames et messieurs, chers amis,

Lorsqu’en 2002 j’ai accompagné Jean-Louis Etienne sur la banquise au Pôle Nord, Claude LORIUS, un des pionniers de la glaciologie, était avec nous. Il m’a confirmé que c’est en observant les mini bulles qui se dégageaient du glaçon fondant dans son whisky qu’il a pensé à étudier ces bulles susceptibles de fournir de nombreux renseignements sur l’atmosphère emprisonnée dans la glace.

 Et en 1984, une carotte de glace de 2000 m étudiée par l’équipe de Claude Lorius à Vostok en Russie permit de révéler la composition de l’atmosphère pendant les 150 000 ans précédant son prélèvement.

Monsieur Etienne BERTHIER, j’espère que, dans votre labo du CNRS, vous ne faites pas fondre vos carottes de glace dans le Whisky, si ce n’est pour d’autres raisons que scientifiques.

En effet Etienne BERTHIER est directeur de recherche au CNRS, au Laboratoire d’Études en Géophysique et Océanographie Spatiales plus connu à Toulouse sous l’acronyme de LEGOS et depuis plus de vingt ans, il met au service de la glaciologie une expertise rare : l’alliance du terrain et de la télédétection satellitaire, domaine dans lequel il est devenu une référence internationale.

Après de brillantes études secondaires, Etienne Berthier est entré à l’Ecole normale supérieure où il est devenu agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre. C’est à Toulouse, à l’Université Paul Sabatier qu’il a obtenu son doctorat et son habilitation à diriger des recherches. Mais Etienne Berthier a beaucoup enrichi sa formation par des séjours à l’étranger. En effet, déjà de 2000 à2002 en tant que coopérant scientifique national en Bolivie, il a été responsable du réseau d’observation du glacier ZONGO dans les Andes tropicales. Après son doctorat obtenu en 2005, il part à Vancouver au Canada où il étudie l’évolution passée, actuelle et future des glaciers du Yukon en Alaska. Enfin de 2012 à 2013 il sera visiteur scientifique à Mendoza en Argentine pour étudier les glaciers des Andes en tant qu’inducteurs climatiques ainsi que leur rôle hydrologique.

À travers « Pléiades Glacier Observatory », collaboration étroite entre le CNES et le laboratoire LAGOS, Etienne BERTHIER a fédéré une communauté internationale, offrant à la science un outil d’une précision remarquable, et au monde un miroir fidèle de l’évolution de nos glaciers.

Avec plus de 140 articles publiés dans des revues internationales et un rôle d’éditeur dans « The Cryosphere » et « La Météorologie » Etienne Berthier est devenu un pilier reconnu de la glaciologie moderne.

Son travail est cité dans les plus grandes revues scientifiques (Nature, Science, Journal of Glaciology » et ses analyses sont régulièrement sollicitées par les médias pour expliquer les enjeux climatiques. C’est ainsi qu’il a participé : 

  • A des radios et télés : France info, BBC, Toulouse Mag, TV TLT, (en direct), Chaine parlementaire, 20h de TF1, etc…
  • Et à des journaux : Le Monde, Huffington Post, le Figaro, The Guardian…. Enfin il a été messager à bord du train du climat.

 

Pour tous ces travaux dont je n’ai pu en citer que quelques-uns, Etienne Berthier a reçu de nombreuses récompenses. Dans sa biographie on relève une distinction chaque année de 2005 à 2013 et de 2020 à 2025.

Mais en réalité Etienne Berthier, vous n’allez pas au laboratoire pour travailler, vous êtes un passionné de la glace, de ses variations, de ses modifications et des conséquences pour nous les humains et plus généralement pour la planète.

On raconte qu’étudiant, lors d’une de vos premières missions sur le terrain vous avez dit à vos collègues : » Ce qui me touche, ce n’est pas seulement la beauté des glaciers, c’est qu’ils racontent une histoire et qu’il faut apprendre à les lire. »

A travers la lecture des images satellites dont vous êtes devenu un expert, vous décelez très souvent ce que d’autres ne voient pas et cette capacité à trouver du sens dans l’infime est devenu une de vos signatures. Au-delà de ce travail de laboratoire, adepte du contact avec le terrain, vous continuez à marcher sur les glaciers au Népal ou ailleurs en fonction de vos recherches.

Étienne Berthier vous nous rappelez que la science n’est pas seulement une quête de vérité :
c’est une manière d’habiter la planète, de la regarder, de l’écouter, de la comprendre.

En observant les glaciers, vous observez notre avenir, en mesurant leur recul, vous mesurez notre responsabilité.

En vous attribuant le Prix Pierre de FERMAT 2025, l’Académie du Languedoc reconnait un chercheur qui sait unir la rigueur mathématique, la précision géophysique et la sensibilité d’un observateur du vivant.

Au nom de l’Académie du Languedoc, je suis heureux de vous remettre le Prix FERMAT 2025.

Réponse d’Etienne BERTHIER

26-01-28 Séance solennelle Salle des Illustres

ACADÉMIE DU LANGUEDOC

SÉANCE SOLENNELLE DU 28 JANVIER 2026

Salle des Illustres – Capitole


Merci aux tambours de La Gerbe d’Or

Entrée de l’Académie 

Ouverture de la séance par Jean-François GOURDOU Secrétaire perpétuel.

Allocution de M. Jean-Luc MOUDENC Maire de TOULOUSE, Président de Toulouse Métropole.

Membre d’honneur :

Monsieur André CABANIS par Jean-François GOURDOU Secrétaire perpétuel

Académiciens :

Madame Annette CUNNAC au 26e fauteuil par François-Régis GASTOU Secrétaire général

Monsieur Dominique DELPIROUX au 30e  fauteuil par Michel CARRIER Président de l’Académie

Membre associée :

Madame Marielle GAUDOIS par Georges BENAYOUN 23e fauteuil

Les Prix :

Grand Prix littéraire de la ville de Toulouse à Marie-Hélène NUNEZ présenté par Michel PORTOLA 31e fauteuil

Grand Prix scientifique Pierre de Fermat à Etienne BERTHIER  présenté par Michel CARRIER Président 33e fauteuil

Prix de peinture Henri Martin à Patrick CHANU présenté par Alain DREUILHE 20e fauteuil

Prix littéraire José Cabanis à Alain BEYNEIX présenté par Maryse CARRIER 52e fauteuil

Prix de musique Gabriel Fauré à Daniel LASSALLE présenté par Patrice de VIGUERIE 2e fauteuil

Sérénade des étudiants de Daniel LASSALLE professeur de trombone au conservatoire à rayonnement régional de Toulouse